mercredi 31 juillet 2013

CORFOU (du 24 au 30 juillet 2013)


Le 24 juillet est une date importante dans notre périple car, aujourd'hui, nous rejoignons la Grèce, objectif de notre voyage. Dix mois et douze jours après notre départ de France, nous sommes proches du but que nous nous étions fixés et nous trépignons d'impatience. Dire que nous avions prévu d'arriver là l'hiver dernier ! Nous avons juste quelques mois de retard ! Finalement, nous sommes bien contents d'avoir pris notre temps et ainsi, pu apprécier chaque étape des différents pays parcourus.


Six heures du matin, nous mettons cap sur l'île d'Erikoussa située au nord de Corfou. Les 57 milles défilent tranquillement, la mer est belle et une légère brise de 10 nœuds nous pousse tranquillement tandis que la chaleur s'installe. Comme d'habitude, nous sommes seuls sur l'eau (probablement plus pour longtemps) si ce n'est quelques cargos au loin et un voilier croisés.


En début d'après-midi, Martin hisse le pavillon de courtoisie grec, tout un symbole pour nous. Nous sommes émus de voir le drapeau flotter au vent, fiers d'avoir su " mener notre barque " jusqu'ici, nous, qui, il y a trois ans, n'avions pour ainsi dire jamais mis les pieds sur un bateau...




La côte albanaise commence à se dessiner, au loin, parmi la brume de chaleur ainsi que l'île d'Othoni puis Erikoussa.


Quelques bateaux sont au mouillage mais ce n'est pas la cohue. La manœuvre se déroule parfaitement (second mouillage, ça y est, on joue les blasés). L'endroit est paisible, l'île verte et boisée. Quelques maisons, une taverna, une petite église et un moulin témoignent d'une présence humaine. Nous savourons nonchalamment nos premières heures en territoire grec. 

A consommer avec modération...
La nuit se déroule calmement et demain, nous repartons pour gagner Corfou.





Nous décidons de rejoindre la marina de Corfou située à 27 milles. Nous en profiterons pour faire un avitaillement et prendre de l'essence. Nous qui naviguons depuis plusieurs mois avec l'impression d'être seuls en mer, cela nous change à notre arrivée dans le chenal. Ça grouille de bateaux ici et il y en a pour tous les goûts : voiliers, petits, gros voire très gros bateaux moteurs, bateaux touristiques... Bienvenus en haute saison !




Tout en gardant un œil vigilant sur notre route, nous ne perdons pas une miette du décor qui nous entoure et qui est superbe. L'île de Corfou est montagneuse, boisée, très verte avec de magnifiques cyprès s'élançant élégamment vers le ciel. L'eau, d'un beau bleu, semble nous tendre les bras pour un petit plongeon, patience, ce sera pour bientôt. Quel contraste avec la vue sur la rive opposée qui offre des collines plutôt arides, désertiques avec, parfois, une ville et ses nombreux immeubles. c'est l'Albanie.





La marina de Gouvia est bien remplie mais un marinero nous trouve une place sans trop de difficultés. Gouvia étant un port d'entrée, nous partons accomplir les formalités pour nous procurer le fameux document de circulation "DEKPA" obligatoire pour tout navire de plus de 10 mètres. Premier contact avec l'administration grecque. L'officier de police portuaire, après nous avoir toisés avec dédain, prend, apparemment, un malin plaisir à nous parler en italien. Constatant que nous répondons dans la même langue, le jeu ne l'amuse plus et il poursuit en anglais. Sa lenteur calculée nous fait un peu bouillir mais nous savons que si nous montrons le moindre signe d'agacement, cela sera pire. Nous sourions donc béatement, acquiesçant à ses moindres paroles jusqu'à avoir le fameux document en main. Deux heures plus tard (pour trois feuilles à remplir) et 45 euros en moins, nous avons le sésame. Désolés mais nous n'avons pas pris de photo, l'ambiance ne s'y prêtant guère...
La marina est grande, moderne, fonctionnelle et personne ne parle grec ! À 50 euros la nuit, nous n'allons pas y rester longtemps de toute façon.


On est bien en Grèce ?
Nous profitons du bus pour aller visiter la ville de Corfou (Kerkira en grec) située à quelques kilomètres. La ville est un agréable mélange de Grèce et d'Italie, témoignage de la présence des vénitiens pendant de nombreux siècles. La ville s'articule autour de l'esplanade, une belle place bordée d'arbres, entourée du palais royal qui fût, tour à tour, résidence des gouverneurs britanniques, siège du parlement ionien et palais d'été de la famille royale avant d'abriter, de nos jours, un musée d'art asiatique.



L'esplanade offre une chouette balade en surplomb de la mer avec, en toile de fond, la vieille forteresse. En contrebas, nous apercevons le petit port de Mandraki qui nous avait été recommandé et qui semble bien sympathique. Hélas, les places sont comptées et le port est blindé.




Pour notre pause déjeuner, le gyros s'impose. Nous faisons halte dans une petite échoppe et dévorons un gyros savoureux : la pita est moelleuse, la viande bien rôtie, la sauce onctueuse et délicatement relevée avec de bonnes frites maison et une bonne Fix bien fraîche pour faire glisser le tout.


Puis, nous nous engouffrons dans les ruelles tortueuses évitant les endroits les plus touristiques.




Le lendemain, nous quittons bien vite la marina pour rejoindre Petriti, un petit village situé au sud de l'île. Plutôt que d'aller au port, nous optons pour le mouillage d'autant plus que le temps est calme et que la météo ne prévoit pas de coup de vent. L'endroit nous séduit immédiatement, loin de la horde de touristes : une petite plage, quelques tavernas les pieds dans l'eau, une petite supérette... Et les robinsons grecs du coin confortablement installés sur leur îlot et grâce à qui nous profitons de la musique grecque nous plongeant, enfin, vraiment dans l'ambiance du pays.





Au secours... la flottille de bateaux de location arrive !
L'avantage du mouillage, c'est de pouvoir se baigner quand on veut. Nous découvrons la joie de sauter du bateau dans une eau translucide à 26°C. Que du bonheur... Dès qu'il fait trop chaud, hop, un petit plongeon. La belle vie... Martin en profite aussi pour gratter un peu la coque. Il va vraiment falloir qu'on se préoccupe du carénage...



Nous passons trois jours délicieux ici avant de nous décider à partir pour découvrir une nouvelle île.


Prochaine destination : Paros.

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