dimanche 7 juillet 2013

LICATA – SICILE (du 30 juin au 5 juillet 2013)


Quarante cinq milles nous séparent de Licata et la navigation se fait au moteur jusqu'à midi puis le vent nous honorant de sa présence, nous hissons les voiles pour remettre le moteur deux heures plus tard puis les voiles... Jeu incessant en Méditerranée.





En revanche, le vent est bien présent avec ses 20 nœuds pour notre arrivée à la marina de Licata, ce qui nous complique un peu la tâche. Le petit coup de pouce de l'ormeggiatore en zodiac est le bienvenu. La marina est grande, moderne, très bien entretenue et quasi déserte, ce qui s'explique par les prix prohibitifs pratiqués ici ! A notre arrivée, nous sommes réceptionnés par deux siciliens.






Cinq minutes plus tard, nous sommes déjà conviés sur le bateau d'en face pour un apéro spritz. Record battu ! Nous faisons ainsi connaissance avec Giuseppe, sa femme, Simona et leur fils, Andrea et avec Ignazia et Tony. Nous sommes une petite dizaine et l'ambiance est tout de suite très détendue et gaie. Les phrases sont un mélange d'espagnol, d'italien et d'anglais et l'on arrive à se comprendre.


" Gaia "
Instant magique et inexplicable des rencontres, nous nous entendons tout de suite très bien et tout ce petit monde débarque plus tard sur Yvanan pour le digestif (entre-temps, nous avons dîné tout de même histoire de colmater). La soirée se passe sans qu'on s'en aperçoive et la discussion tourne, pour l'essentiel, autour de la gastronomie sicilienne. Tant et si bien que Simona finit par nous demander quels sont nos plats favoris et nous invite après-demain pour venir déguster tout cela. Proposition qui ne se refuse pas ! Nous qui pensions rester deux jours grand maximum allons encore jouer les prolongations.

Le lendemain, visite de la petite ville de Licata qui, si elle n'a pas de charme à proprement parler, séduit par son authenticité.






Nous découvrons la chapelle du Cristo Nero et son étonnante histoire. L'église fût détruite par un incendie dont on ne sortit des décombres que le Christ sur sa croix carbonisé mais toujours là. La chapelle est en restauration et l'un des ouvriers n'hésite pas à poser truelle et pinceau pour nous faire une visite guidée des lieux et nous conter l'histoire de cette église. A travers ses paroles, nous sentons sa fierté et son amour pour cet endroit et nous sommes ravis de l'écouter, ébahis par ses connaissances et sa disponibilité. Ils nous épatent ces siciliens, ils nous épatent...






Mardi, c'est ascension de la colline pour visiter le château d'où la vue doit être splendide. Trois kilomètres plus tard, sous une sympathique chaleur (!), nous bénéficions d'une vue à 360° sur la région. Nous sommes seuls dans le château et cela valait bien un petit effort. Pour notre retour, nous croisons un sicilien qui nous propose spontanément de nous avancer un peu en voiture. Gentil, vous avez dit gentil ?










L'après-midi, Ignazia et Tony nous emmènent dans une crique voisine histoire de se baigner un peu. Et nous voilà, voguant sur "Lolita" avec, à nos côtés, le voilier de David avec sa petite famille et Giuseppe à la barre. Débarquement de tout ce petit monde sur une plage déserte, l'eau est transparente, un peu fraîche et c'est un délice. C'est notre première baignade, nous sommes le 2 juillet, il était temps !








Toutes ces activités de la journée nous ont bien mis en appétit et nous sommes impatients de découvrir le festin préparé par Simona qui, elle, a passé sa journée à nous concocter de bons petits plats. Ce soir, c'est fête sur le bateau, on fait péter le champagne et une multitude de plats hauts en couleurs défilent sous nos yeux tandis qu'une odeur alléchante nous fait saliver : bruschetta et sa petite compotée de tomates séchées, artichauts confits, olives du pays, melanzane alle parmigiana, sardines farcies ... Simona est une excellente cuisinière et tout est réellement savoureux. Tout le monde n'arrête pas de remplir nos assiettes mais il est vrai que nous n'arrêtons pas de manger non plus... Le dîner est joyeux, on mange, on rit, on boit... Comme si nous étions une bande de copains qui se connaît depuis longtemps. Ah, Simona, si tu lis ces quelques lignes, sache que l'évocation de ce dîner me fait encore saliver.


Le lendemain, tout le monde a pris une journée de congé (sauf Tony mais qui ne résistera pas et finira par prendre son après-midi), et c'est reparti, déjeuner à bord de Lolita (on éclate de rire quand nous nous apercevons que chaque équipet du carré renferme des pâtes!). Nous ne faisons que discuter nourriture et resto, ça y est, on a trouvé aussi fou que nous en matière culinaire !




L'après-midi, c'est à bord de " Gaia " que nous partons faire un tour en mer pour une petite baignade. Pour ma part, les méduses qui tournent en grand nombre autour du bateau me dissuadent de piquer une tête tandis que Martin, lui, s'y risque. Ce n'est pas grave, la farniente avec les copines, ce n'est pas mal non plus.




Demain, tout le monde doit retourner travailler et c'est donc notre dernière soirée ensemble. Nous la partageons dans une pizzeria de quartier où les pizzas sont à se damner. A ce rythme-là, j'ai pris trois kilos en trois jours !!!



Ignazia et Tony nous font faire un petit tour en voiture de Licata by night. Puis bien vite, arrive le moment des aux revoirs sur le ponton. Nous sommes très émus et ne savons comment leur témoigner notre reconnaissance pour tous ces moments précieux que nous avons partagés. Grosses embrassades et échanges d'email pour garder le contact, promettant de faire notre possible pour revenir un jour.

Le lendemain, ménage, lessive, courses et quelques réglages sur Yvanan. Tony travaille juste à côté et vient dîner à bord. On ose lui faire des pâtes !
Vendredi matin, c'est l'heure du départ. Nous passons une bonne heure dans le cockpit hésitant à prolonger notre séjour jusqu'au week-end mais le côté raisonnable l'emporte, le coût de la marina nous a bien mis à sec et, de toute façon, ce sera aussi dur dimanche soir alors... Et puis la Grèce nous attend et nous ne sommes pas encore rendus.
Yvanan s'éloigne tranquillement, j'ai le cœur gros mais la tête  pleine de nouveaux souvenirs avec nos amis siciliens.
Le mot de la fin revient à Giuseppe qui nous écrira dans la journée : " il mare unisce… il mare divise »


Prochaine étape : Marzamemi

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