Nous partons tranquillement vers 9h00
de Marzamemi et parcourons les 27 milles pour rejoindre la baie de Syracuse et
nous offrir notre premier mouillage.
Syracuse est, paraît-il, le
" joyau " de la Sicile mais il faut avouer qu'à notre arrivée, nous ne
pensons pas vraiment à visiter, surtout concentrés sur notre manœuvre de
mouillage. La théorie, on la connaît pour avoir bien potassé comme d'habitude :
présenter le bateau face au vent, l'arrêter, jeter l'ancre puis culer
doucement en déroulant la chaîne jusqu'à obtenir la longueur souhaitée (pour
notre part, nous avons décidé de toujours mouiller cinq fois la hauteur d'eau
pour plus de sécurité), culer un grand coup pour s'assurer que l'ancre est bien
crochée, attacher la main forte et aller boire un petit verre dans le cockpit
pour célébrer cela, non sans avoir noté les coordonnées géographiques pour
s'assurer que l'on ne décroche pas. Donc, en théorie, rien de bien compliqué.
En pratique, ce n'est pas toujours aussi simple, vent fort et courant pouvant
bien vous compliquer la tâche. De plus, il faut réussir à positionner son
bateau en respectant le cercle d'évitement (périmètre de sécurité entre les
bateaux). Nous constaterons bien vite par la suite que cette notion semble
assez vite oubliée par certains dès lors que nous sommes nombreux à vouloir
mouiller au même endroit. Sans parler du bateau qui, bien que la place soit
grande autour de vous, s'obstine à vouloir se coller à votre bateau sans que
l'on comprenne vraiment pourquoi !
Bref, la baie s'ouvre à nous,
quelques bateaux sont au mouillage mais la baie est suffisamment grande pour
nous permettre de mouiller sans avoir à nous préoccuper du fameux cercle
d'évitement. C'est déjà ça en moins. Moi à la barre et Martin au guindeau.
J'ai bien du mal à maintenir Yvanan face au vent, le courant nous déporte
rapidement et plus le bateau ralentit, moins nous sommes manœuvrants. La troisième
tentative est la bonne et Martin peut enfin jeter l'ancre. Manœuvre réussie,
l'ancre semble bien crochée et nous sommes tous contents. Encore une grande
première pour nous.
Plus tard dans la soirée, l'enseigne
d'un Mac Donald s'allume au loin et semble me narguer. Un petit BigMac avec
frites et sunday chocolat, je n'aurais pas dit non ! Mais nous ne sommes pas
encore prêts à laisser le bateau seul au mouillage, l'inquiétude face à un
possible décrochage nous fait sagement rester à bord.
Tout semble bien se passer mais je ne
suis pas tout à fait tranquille tout de même et je demande à Martin si l'on ne
peut pas veiller un peu. Et nous voilà tous les deux confortablement installés
dans le cockpit. Nous sommes plutôt pas mal bénéficiant de la fraîcheur du soir
avec en toile de fond la vieille ville de Syracuse. Nous sommes même tellement
bien que nous finissons par nous endormir profondément (bonjour la veille !!!)
pour se réveiller à 3h00 du matin un peu courbaturés. Nous descendons bien vite
dans la cabine pour poursuivre notre nuit.
Se réveiller le matin au mouillage
est un délice. Pas de bruit, tout est calme, au loin, un pêcheur ramasse ses
filets, le soleil monte doucement dans le ciel et Syracuse semble nous tendre
les bras pour la visite.
Nous partons découvrir la vieille
ville, Ortygie.
Nous traversons le mercato plein de
vie et haut en couleurs. C'est un régal que d'observer les étals regorgeant de
magnifiques fruits et légumes, de beaux poissons bien brillants, de savoureuses charcuteries et de non moins goûteux fromages aux consonances si chantantes
(pecorino, parmigiana, ricotta...). Touristes et gens du coin se côtoient dans
un joyeux brouhaha. Étant partis pour la journée, je résiste à l'envie de
remplir mon sac à craquer de toutes ces victuailles.
Nous partons nous perdre dans le
labyrinthe des ruelles d'Ortygie. L'île est petite mais chaque coin de rue
recèle un trésor, ici, une église ou un ancien palais, là, de superbes portails
et balcons sculptés ou encore, une placette abritée par de beaux arbres.
Après avoir traversé la piazza
Archimède et sa superbe fontaine,
nous voici devant le duomo dont
l'intérieur, majestueux, impose le respect.
Un dernier détour par la marina (tout
de même)
et nous regagnons Yvanan pour
préparer la navigation du lendemain.
Prochaine destination : Catania



































Buon giorno Marie,
RépondreSupprimertes commentaires nous font vraiment toujours plaisir, un grand merci.
Pour ce qui est de l'accent grec, je continue à m'entraîner mais je promets de faire une vidéo pour te montrer ça !
Quant à Catania, la réponse est oui, comme tu pourras le constater dans l'article que nous venons de publier.
Bises !