Jeudi 20 décembre, 7H00 du
matin, José, qui a très gentiment proposé de nous accompagner à l'aéroport,
nous attend sur le ponton. Nous courons dans tous les sens pour tenter de ne
rien oublier (évidemment, dans la mesure où les sacs ont été préparés cette
nuit au retour d'une petite fiesta, pas sûr que nous ayons pensé à tout!). Un
dernier coup d'œil, fermeture d'Yvanan et direction l'aéroport. C'est agréable
de savoir que le bateau sera entre de bonnes mains durant notre absence donc
aucun souci à se faire de ce côté-là.
Quelques heures plus tard, nous
débarquons à Roissy sous un ciel couvert (ah, tiens, ça ne nous étonne pas)
mais, avec néanmoins, des températures assez douces (on avait prévu gros pull
et doudoune, du coup, on crève de chaud).
Nous sommes impatients de
retrouver famille et amis. C'est fou, en arrivant chez nous, nous avons
l'impression d'être partis depuis longtemps déjà alors que cela ne fait que
trois mois. Il faut avouer que le changement de vie radicale qui a été le nôtre
nous a déconnectés très rapidement. Le climat français ne réussit pas à Martin
qui se retrouve, au bout de trois jours, au fond du lit avec une bonne grippe.
Mon tour viendra un peu plus tard avec un gros rhume. Ce n'est pas grave, nous
avons tout de même pu profiter de notre séjour et voir le maximum de gens. Nous
en profitons pour remercier Fred et Sandra, Nicole et Alain, Karine, Valérie, Nicole, Odile, Zaza, Sophie, Catherine, Jean-Pierre et Florence,
Anne-Sophie et Pascal, Catherine et Cyril, Catherine et Michel, Franck et
Laurence ainsi que la famille de nous avoir si bien reçus.
C'est trois semaines plus tard,
le bronzage envolé, le nez encore pris que nous retrouvons la Caleta. Durant
tout notre séjour, nous n'aurons eu droit qu'à la grisaille, un ciel bas et une
maudite pluie. Que c'est bon de retrouver la luminosité andalouse. José,
toujours fidèle, vient nous accueillir et nous retrouvons bien vite Curro qui
débarque sur le bateau avec d'énormes gâteaux de chez Salvador. Mince, moi qui
ai pris plusieurs kilos en France et qui comptait me mettre un peu à la diète,
c'est mal parti !
Nous pensions repartir assez rapidement pour poursuivre l'aventure mais la météo, assez capricieuse, nous oblige à modifier nos plans.
Bloqués pour plusieurs jours, nous reprenons nos petites habitudes ici et nos longues soirées avec Curro et toute la compagnie.
Bloqués pour plusieurs jours, nous reprenons nos petites habitudes ici et nos longues soirées avec Curro et toute la compagnie.
![]() |
| Notre petite boulangerie |
![]() |
| La bibliothèque |
Grenade se situe au
pied de la Sierra Nevada et fût la capitale du dernier royaume musulman de la
péninsule ibérique. Elle est un mélange unique en son genre, à la croisée des
cultures et des religions. Son centre historique est divisé en quatre vieilles
villes : l'Albayzín, d'origine musulmane; le Realejo, quartier juif ainsi que
le Sacromonte dont les habitants et origines sont gitans et, pour finir, le
centre-ville d'origine chrétienne.
Notre petit hôtel, charmant, se
situe dans le quartier de l'Albayzín.
De notre
chambre, nous avons une vue magnifique sur l'Alhambra et les toits de la ville.
Le spectacle est de toute beauté le soir quand le palais est illuminé.
Sitôt nos affaires déposées,
nous partons à la découverte de notre quartier constitué de petites ruelles où il fait bon se perdre ...

... pour arriver jusqu'au mirador de San Nicolas d'où l'on a une vue magnifique sur l'Alhambra avec en fond, les sommets enneigés de la Sierra Nevada.

... pour arriver jusqu'au mirador de San Nicolas d'où l'on a une vue magnifique sur l'Alhambra avec en fond, les sommets enneigés de la Sierra Nevada.
Nous redescendons
tranquillement vers le centre-ville et déambulons au hasard pour finir par arriver
dans le souk de l'Alcaicería au pied de la cathédrale. C'est étonnant de se
retrouver, l'espace de deux rues, au Maroc. Mais le bazar est essentiellement
devenu touristique et nous ne faisons que passer. La pluie s'installe en plus
du froid qui nous a cueilli à notre arrivée. Pour nous réconforter, nous allons
« tapear » (comprendre manger des tapas) à "La Bella y la
Bestia" où la portion de tapas est pantagruélique.
Puis retour à l'hôtel. Demain,
à nous l'Alhambra !
Au réveil, c'est la cata, il pleut
des cordes ! Ce n'était pas prévu au programme. De toute façon, nous n'avons
pas le choix, nous avons réservé nos billets pour les palais Nasrides à midi.
En vue de la journée qui nous attend, la première étape consiste à prendre un
bon petit déjeuner. Nous avons la chance de tomber, par hasard, sur la
brasserie "La Cueva" dont les jambons suspendus dans la salle nous
ont attiré l'œil. Nous prenons un petit-déjeuner bien roboratif et partons à
l'assaut de l'Alhambra.
Le ciel est avec nous, enfin si
on peut dire, la pluie a cessé mais c'est très nuageux et nous n'aurons
probablement pas la chance de voir les magnifiques palais éclairés par le
soleil. Le côté positif, c'est qu'étant hors saison et avec un temps pareil,
les touristes ne se bousculent pas sur les lieux (jusqu'à 7000 personnes par
jour en haute saison).
L'Alhambra (qui signifie "la
rouge" en raison des couleurs que prennent les murailles au coucher du soleil)
se situe sur une colline qui domine la plaine et la ville de Grenade. C'est
l'un des monuments majeurs de l'architecture islamiste, composé de plusieurs
bâtiments.
Nous commençons notre visite par
l'Alcazaba, la partie la plus ancienne et qui était la forteresse destinée à la
protection de la citadelle.
Nous enchaînons avec la
découverte des palais Nasrides. Ceux-ci sont sublimes et nous ouvrons grand nos
yeux pour scruter les milliers de détails de cette prouesse architecturale.
Tous les murs sont décorés d'azulejos, d'arabesques et de filigranes sculptés.
C'est un voyage dans le temps que nous nous offrons.


La visite se poursuit avec le
palais de Charles Quint (les territoires furent reconquis par les chrétiens
après la chute de Grenade en 1492) qui offre une vision assez étonnante du
style renaissance avec son patio intérieur circulaire et qui abrite, en son
sein, le petit musée de l’Alhambra ainsi que différentes expositions
temporaires.
Puis nous terminons par le
Generalife (le palais d'été des princes Nasrides) et ses fameux jardins qui, à
cette époque de l'année, ne sont pas le plus à leur avantage. Néanmoins, cela
ne nous empêche pas d'admirer les nombreux bassins d'eau qui embellissent cette
ancienne résidence d'été où les princes aimaient venir se rafraîchir.
Six heures plus tard (dont trois sous la la pluie qui a fait sa réapparition), nous quittons ce lieu enchanteur.
Notre séjour à Grenade se
termine. Si l’Alhambra est un lieu à ne pas manquer, personnellement, la ville
nous a paru moins attirante que Séville qui reste, pour nous, le joyau de
l’Andalousie.
C'est le retour sur le bateau
et notre départ approche. Nous profitons des derniers jours pour faire la
fiesta avec les copains de Caleta. Départ fixé au 29 janvier. Quitter cet
endroit nous est difficile mais il est temps de reprendre notre aventure et
d'aller à la découverte de nouvelles destinations.
![]() |
| Nous quittons notre place... |
![]() |
| Adios Curro... |
![]() |
Adiós la Caleta de Vélez, nous reviendrons un jour te saluer. |






























