Les îles ioniennes sont au nombre de
sept, constituées du nord au sud, de Corfou, Paxos, Lefkadas, Cephalonie,
Ithaque, Zante et une petite dernière, Cythère (rattachée artificiellement et
située au sud-est du Péloponnèse).
Pour notre part, nous n'allons pas
toutes les visiter et nous avons choisi de faire escale, outre Corfou (cf
article précédent), à Paxos, Leucade et Ithaque. L'ensemble des îles offre des
paysages verdoyants, agréables et la navigation est des plus plaisantes (quand
nous y étions, des plus calmes aussi, nous n'aurons pas beaucoup de vent).
PAXOS (du 30 juillet au 2 août)
La plus petite des îles ioniennes et,
aussi, l'une des plus charmantes. Certains navigateurs nous avaient conseillé de faire un mouillage à Gaios et nous ne regrettons pas d'avoir suivi leur
conseil. L'endroit est ravissant, l'île parsemée d'oliviers, de pins, de
cyprès, l'eau translucide et c'est une véritable invitation à la baignade.
Le mouillage est calme et nous ne sommes pas trop nombreux.
Le soir, de gros yachts viennent
mouiller à proximité mais repartent tôt le matin et dans la journée, nous
profitons de la tranquillité des lieux.
Le petit village de Gaios est tout
mignon et, malgré son côté touristique, reste bien agréable avec sa petite
église, ses petits cafés, ses petites ruelles et sa promenade le long du
chenal.
LEFKADAS (du 2 au 8 août)
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| Les redoutables ferries... |
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| ... et les non moins redoutables paquebots. |
Une navigation de 36 milles (mer
d'huile et peu de vent) nous amène à l'entrée de l'île de Lefkas où nous
patientons une petite demie-heure avant de pouvoir pénétrer dans le chenal
qui nous permet d'accéder à la marina où nous avons prévu de rester deux
ou trois jours. Alors que nous n'étions que trois bateaux en attente, plusieurs
autres viennent nous rejoindre à l'ouverture du pont et c'est en file indienne
que nous pénétrons dans le chenal, attentifs au sondeur pour éviter de nous
tanker.
La marina de Lefkas est grande,
moderne et assez remplie (c'est une base de location de bateaux) mais nous
trouvons une place rapidement.
Ouille, au moment de la manœuvre et
tandis que je me tiens sur la jupe prête à lancer les amarres, j'aperçois une
tâche d'huile qui se répand autour d'Yvanan. Ça, c'est signe que Martin va
devoir plonger la tête dans le moteur demain ! On verra cela plus tard, pour le
moment, nous partons déambuler dans les rues commerçantes de la ville. C'est
hyper touristique mais en s'éloignant un peu, nous découvrons des ruelles
sympas bordées de maisons de style colonial avec leur balcon sculpté.
Finalement, rien de bien grave au
niveau du moteur et, après quelques petits réglages, Yvanan est prête à
repartir.
Tant mieux car nous n'avions pas
l'intention de nous éterniser sur place vu le prix à la nuit (50 euros). Le
samedi, une certaine animation règne dans la marina car c'est le jour du
changement d'équipage pour les locations. On voit, alors, débarquer ceux
qui reviennent de leur semaine de navigation (les "peaux rouges"),
puis arrive, derechef, l'équipe de nettoyage, très efficace et,
s'ensuit l'arrivée des petits nouveaux ("les peaux blanches"). Nous
regardons, d'un œil amusé, ce petit spectacle : ça court dans tous les sens,
les pontons sont vite envahis de sacs et cela devient un parcours du
combattant pour rejoindre le quai. Puis tout se calme et c'est le départ des
flottilles. Là aussi, nous restons en observation mais, surtout pour
veiller à notre bateau car certains largages d'amarres sont des plus épiques
et on reste, parfois, dubitatifs quand on en voit certains sortir de leur
place. Après quelques petites frayeurs au moment des départs multiples
mais sans casse, la marina retrouve le calme.
À notre tour, nous sommes impatients
de partir rejoindre notre prochain mouillage. Nous larguons les amarres,
remontons le chenal et nous dirigeons vers Nidri , station balnéaire de l'île.
La première baie, bondée
(nommée "Tranquility bay") ne nous attire pas vraiment, et nous
poursuivons pour arriver dans la baie de Vlikho. Seuls quelques bateaux sont
présents et nous décidons de mouiller là. L'endroit nous séduit tout de suite,
c'est paisible, quelques tavernas sont à proximité, l'eau n'est pas des
plus transparentes mais on peut y piquer une tête pour se rafraîchir.
Au bout de deux jours, nous levons
l'ancre avec dans l'idée de nous rendre sur l'île toute proche de Meganisi et
ses superbes criques. Apparemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir été
attirés par les lieux. Chaque crique regorge de bateaux, petits ou gros et
après avoir fait un tour, nous renonçons et regagnons notre Vlikho, bien plus
calme (non sans avoir longé Skorpios, la fameuse île appartenant aux Onassis).
Nous quittons ce petit coin de
paradis pensant faire une halte sur l'île d'Atoko située à 17 milles environ. À
l'approche, nous apercevons toute une flottille, musique à fond, et certains
n'ont rien trouvé de mieux que de faire un grand feu sur la plage. Alertés, les
Coast guards débarquent pour remettre de l'ordre. Tout ce petit monde nous semble
bien excité et nous préférons passer notre chemin et pousser jusqu'à Ithaque.
ITHAQUE - VATHI ( du 8 au 12 août)
Ah, Ithaque, notre préférée, la plus
sauvage, la moins touristique et, donc, la plus authentique (et pourtant, on n'a
pas rencontré Ulysse !).
L'arrivée n'est pas des plus
sympathiques vu qu'on se fait jeter par les Coast guard qui, évidemment, ont
attendu que nous ayons jeté l'ancre et terminé la manœuvre avant de nous faire
comprendre qu'il fallait déguerpir. Nous n'avons pas compris car, le soir,
l'endroit où nous étions, était rempli de bateaux. Ce n'est pas grave, nous
nous éloignons pour trouver refuge un peu plus loin et, d'ailleurs, nous y
serons plus tranquilles, éloignés de l'animation du port.
Le site est superbe et la baie,
profonde, entourée de collines vertes avec ses coquettes maisons joliment
colorées en fait un endroit de charme.
Le petit village est tout aussi
charmant et nous passons 4 jours bien agréables ici.
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| Martin prend du vin à la tirette ! |
Nous découvrons, aussi, les
joies du mouillage lors d'un sérieux coup de vent qui nous permet de constater
que nous avons une bonne ancre. Ce jour-là, une légère brise se lève dans
l'après-midi mais rien de bien inquiétant jusqu'à ce que le vent se renforce avec des rafales atteignant 35 nœuds. Plusieurs bateaux arrivent pour trouver
refuge et tandis que certains tournent en rond attendant l'accalmie, d'autres
tentent de mouiller. Tout le monde est dans son cockpit surveillant un éventuel
dérapage (qui ne se produira pour personne bien heureusement), clé sur le
moteur prêt à démarrer au cas où.
Trois heures plus tard, c'est
l'accalmie et ça tombe bien, c'est, aussi, l'heure de l'apéro ! Ben voilà,
c'est notre premier coup de vent alors que nous sommes sur ancre et,
probablement, pas le dernier.
Notre prochaine destination nous fait
quitter les îles ioniennes pour rejoindre le golfe de Patras puis ce sera le
golfe de Corinthe où un couple d'amis viendra nous rejoindre pour passer
quelques jours à bord.
































































Yassas Marie,
RépondreSupprimerNous sommes toujours heureux d'avoir de nouveaux lecteurs !
Nos articles sont de plus en plus rares, mais les connexions de plus en plus lentes, mais nous sommes toujours impatients de partager notre voyage. (On a réussi à tout ranger, ouf !)
Bises à vous !
Muriel