Nous larguons les amarres à 7h00 du
matin en ce jour de la Saint Valentin en direction de notre prochaine étape :
Garrucha. Nous sommes contents de reprendre la mer et de partir à la découverte
d'une nouvelle ville. La mer est belle mais le vent reste trop faible et nous
devons naviguer, une nouvelle fois, au moteur. J'en profite tout de même car
aucun mal de mer à l'horizon. Je crois que je commence à m'amariner, ce qui est
nettement plus confortable.
Nous passons le cabo de Gata sans
difficulté. Nous sommes seuls sur l'eau si ce n'est quelques barques de
pêcheurs croisées ici et là.
À notre approche du port de Garrucha,
le vent se lève (évidemment) pour pointer à 21 nœuds. C'est tout à l'heure que
nous aurions aimé les avoir les 21 nœuds et non au moment de s'amarrer ! Nous
ne reconnaissons rien du port et, pour cause, une nouvelle marina s'est
construite dans le bassin et qui est quasi déserte (crise oblige). Nous amarrons
Yvanan au plus pratique avant de partir à la recherche de la capitainerie. Les
formalités d'usage effectuées, nous nous apprêtons à changer de place afin
d'être mieux abrités. Que nenni, le moteur refuse de démarrer. Après plusieurs
tentatives, nous renonçons et restons à notre place. On avisera demain. Pour
l'instant, nous aimerions bien avoir du gaz car nous sommes en rade depuis deux
jours. Le marinero, sympa, accompagne Martin à la ferreteria (quincaillerie) et
lui donne plein d'indications précieuses (bibliothèque pour internet,
supermarchés, bars sympas...).
![]() |
| Notre ponton privé ! |
![]() |
| Une joie sans cesse renouvelée avec les pendilles ! |
Nous partons faire un petit tour de
reconnaissance dans la ville avec une halte dans un petit bar pour nos
traditionnelles cañas d'arrivée accompagnées de tapas, en l'occurrence, du
chorizo flambé (très bon).
Sur le chemin du retour, nous
apercevons l'inauguration d'un nouveau bar où l'ambiance a l'air plutôt festif.
Nouvelle halte, ce qui nous donne l'occasion d'échanger quelques mots avec
Iris, la propriétaire des lieux tout excitée par l'ouverture de son
établissement. Voilà pour notre première soirée à Garrucha. Nous rentrons bien
fatigués et dodo sans dîner (bon, avec toutes les tapas qu'on s'est ingurgitées
chez Iris, remarquez...).
Le lendemain, vendredi, c'est jour de
marché. J'adore faire les marchés, déambuler parmi les marchands, regarder les
étals de fruits et légumes, faire le plein de produits frais d'autant plus qu'en
Espagne, les prix sont tels qu’il nous est possible de remplir notre panier
pour moins de dix euros. Nous repartons avec pimientos, artichauts, salade,
tomates, oranges et clémentines sans oublier les olives pour l'apéro et un gros
morceau de fromage.
Je me lance dans la cuisine tandis que Martin plonge la
tête dans le moteur. Quelques heures plus tard, le moteur ronronne de nouveau à
notre plus grand soulagement. Nous changeons de place espérant être un peu
moins ballotés.
Souhaitant poursuivre notre périple
pour arriver à Carthagène que nous avons hâte de découvrir, nous prévoyons
notre départ le lundi suivant. Dimanche, nous nous mettons en quête d'un
marinero pour payer notre place car notre prochaine destination se situant à 50
milles environ, nous souhaitons partir tôt le lendemain. Impossible de trouver
quelqu'un, que ce soit au bureau ou dans la marina elle-même. Cela nous
contrarie car dès mardi, de nouveaux avis de grand frais sont annoncés. Nous ne
pouvons quand même pas partir sans payer ! Nous pressentons que le départ prévu
demain n'aura pas lieu. En fait, en ce dimanche, c'est le carnaval à Garrucha (c'est
peut-être pour ça que nous ne trouverons personne de la journée). Visiblement,
toute la population y participe et nous nous joignons bien volontiers aux
espagnols pour suivre le cortège (quitte à être bloqués sur place, autant en
profiter).
Départ repoussé, nous patientons une
semaine avant d'avoir une ouverture météo. Dans l'attente, nous profitons de la
tranquillité des lieux, de notre pantalan privé (nous sommes 3 voiliers en tout
et pour tout dans la marina et les seuls à vivre dans le bateau), de la
bibliothèque située à 5 minutes et donc, d'Internet...
La semaine passe vite et c'est le départ.
![]() |
| Devant la bibliothèque |
![]() |
| Pour notre anniversaire de mariage, notre plat préféré : Pasta |
Prochaine étape : Carthagène.












Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire