Après avoir fait le complément de gasoil, et profitant d'une météo
clémente, nous filons en direction de Roquetas de Mar située dans la baie
d'Almeria. Le vent est, enfin, au rendez-vous et nous permet de hisser les voiles pour faire les 15
milles au portant. Comme d'habitude, nous ne sommes pas nombreux sur l'eau et
il n'y a qu'un seul autre voilier en vue dans notre sillage.
Le port est quasi désert et nous avons l'embarras du choix pour nous
amarrer. L'accueil est des plus sympathiques comme d'habitude (décidément, ces
espagnols nous épatent).
La ville est située en plein milieu des serres
gigantesques où sont produits les fruits et les légumes. À notre arrivée, nous
avons pu constater l'ampleur du phénomène. En fait, les serres s'étendent sur
plus de 30 000 hectares produisant des millions de tonnes de fruits et légumes
destinés à toute l'Europe. Roquetas est assez quelconque. C'est, en fait, une
ville dortoir où une importante population d'immigrés, pour la plupart
provenant de Roumanie et d'Afrique du Nord, se côtoie. Le port est assez bien abrité et tranquille, situé au pied du château de Santa Ana
avec un paseo maritimo agréable. Et puis, pour nous autres navigateurs, le port
présente l'avantage d'être à proximité de tous les commerces.
La météo devient de plus en plus capricieuse en ce mois de février
et les avis de coups de vent se succèdent. Selon les prévisions, nous allons
être bloqués plusieurs jours ici. Du coup, l'idée d'aller faire une petite
visite surprise à nos potes de Caleta germe dans nos têtes. Ayant trouvé une
location de voiture à bas prix, nous partons le samedi matin pour une virée de
deux jours. À notre arrivée, Caleta semble déjà en pleine saison touristique
car il y a du monde partout. Il faut dire que le temps est superbe et les
gens profitent du bord de mer. La surprise est de taille pour Curro et nous
sommes tout heureux de nous retrouver.
Dimanche matin, départ à 7H00 pour une partie
de pêche aux calamars en compagnie de Curro, José et Pépé. Une grande première
pour Martin et moi.
Après nous avoir enseigné la technique de pêche, nous
voilà, à faire de grands mouvements avec nos bras pour appâter la bestiole sur
fond de soleil levant.
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| La mise en scène... |
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| ... le résultat ! |
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| Curro prépare les leurres |
Ma première prise est historique (enfin pour moi en tout
cas) et je trépigne de joie. Nous passons un superbe moment sur l'eau avec un
résultat mitigé (trois calamars pour moi, deux pour pépé et un pour José mais nada pour
Martin et Curro). Bon ben, s'il faut pêcher pour se nourrir, c'est moi qui vais
m'y coller...
À notre retour, nous partons chez Miguel, un ami de Curro et Pépé, rencontré la veille, et qui nous a gentiment
invités pour une petite fiesta chez lui. Nous débarquons (avec nos
calamars) dans un endroit magnifique avec une très belle vue surplombant la
mer.
Plusieurs personnes sont déjà là et d'autres arrivent encore (en guise de
petite fiesta, nous serons quand même une quarantaine). Les hommes s'activent
en cuisine et nous voyons défiler sous nos yeux quantité de nourriture :
moules, coques, poissons, artichauts, pimientos... (et de bouteilles aussi, il
faut l'avouer).
Une délicieuse odeur commence à envahir les lieux tandis que
certains jettent gousses d'ail, laurier et morceaux de viande dans une grande
marmite. L'ambiance est très conviviale et nous mettons aussitôt la main à la
pâte pour la préparation. Nous ne connaissons personne mais tout le monde nous
met très à l'aise et nous passons un sacré bon moment en compagnie de tous ces
gens qui plus est, en dégustant des plats plus savoureux les uns que les
autres.
Dimanche soir est déjà là et c'est le moment du départ. Le temps est
passé vite mais nous repartons, à nouveau, avec plein de bons souvenirs.
Prochaine étape : Garrucha
















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