Notre départ de Marina Del Este se fait avec le lever du soleil.
Encore une belle journée qui se profile mais le vent n'est toujours pas au
rendez-vous.
Durant notre navigation de 46 milles, nous traversons, pour la
première fois, d'épaisses nappes de brouillard. C'est impressionnant de voir le
bateau s'enfoncer dans la brume et nous devenons très attentifs lors de notre
progression. Heureusement, le brouillard se lève bien vite pour laisser place à
un soleil éclatant. Un peu plus tard dans la journée, Martin aperçoit un
mouvement à la surface de l'eau. Il s'agit, en fait, de l'aileron d'un requin
qui nage avec une élégante ondulation si caractéristique. La bête semble être
de belle taille et si nous sommes chanceux de pouvoir le contempler, nous
sommes heureux d'être à bord !
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| La côte sur fond de Sierra enneigée |
Almerimar diffère en tout point de notre étape précédente, il s'agit
d'un grand port de plaisance avec de nombreux bateaux voyageurs, réputé pour
être le moins cher de la côte (ce qui est vrai). L'ambiance est,
bien sûr, très différente des petites marinas que nous avons côtoyées depuis
quelques mois. Le marinero nous indique notre emplacement au fond de la darse
et Martin doit prendre la pendille entre deux bateaux tandis que je me tiens
prête à lancer les amarres. Toujours impressionnantes ces redoutables manœuvres
mais le capitaine s'en sort comme un chef, récoltant même les félicitations du
bateau d'à côté.
À notre arrivée, nous avons le plaisir de voir des bras s'agiter sur
un des pontons pour nous souhaiter la bienvenue. Tiens, mais c'est Philauval,
le bateau copain français. Chouette, on va pouvoir se faire une petite bouffe
ensemble. Nous faisons assez vite le tour d'Almerimar dont toutes les activités
sont concentrées autour du bassin de plaisance (pour la plupart, un maximum de
restaurants et de bars aux prix prohibitifs). Nous restons bloqués quelques
jours sur place essuyant même, une nuit, nos plus fortes rafales (force 11). Si
Almerimar ne nous laisse pas un souvenir mémorable (si ce n'est celui
désagréable de ne jamais avoir eu d'eau chaude pour se doucher), nous avons été
bien contents de retrouver tout l'équipage de Philauval et de passer, à
nouveau, de sympathiques moments en leur compagnie. Peut-être à un de ces
quatre aux Baléares...
Prochaine étape : Roquetas de Mar
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| Kesako ? Un distributeur d'appâts vivants pour la pêche ! |










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