Et on repart, le beau temps est là,
direction Porto Teulada situé à une trentaine de milles de Calasetta. Un
dernier petit tour dans notre boulangerie préférée histoire d'acheter pizza et
focaccia pour le déjeuner et nous larguons les amarres.
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| La balise façon sarde... pas vraiment identifiée ! |
Nous longeons la côte de l'île de
Sant'Antiocco qui est très belle puis l'île del Toro apparaît sur notre
tribord.
Nous croisons quelques pêcheurs...
... et un seul voilier qui traîne
dans une zone militaire interdite. En quelques secondes, apparaît un
hélicoptère qui lui demande de bouger immédiatement. Nous suivons l'épisode sur
la VHF. Le voilier est dérouté vers l'Est. Ils ne rigolent pas les militaires
! D'un autre côté, on a parfois l'impression que certains navigateurs se
baladent sur l'eau sans une carte à bord et sans avoir ne serait-ce que jeter
un coup d'œil à leur parcours parce que la zone interdite est bel et bien
indiquée sur toutes les cartes ! Bizarre...
Enfin, cela nous a offert une petite
distraction.
Nous arrivons à Porto Teulada
accompagnés de la petite brise thermique habituelle qui va nous compliquer un
peu la manœuvre de port. Il y a peu de bateaux à notre arrivée. Un marinero
apparaît et nous donne un petit coup de pouce avec son zodiac pour aider Yvanan
à culer car avec le vent arrière, c'est laborieux. Cela fait plusieurs jours
que nous constatons un souci quand nous sommes en marche arrière où nous
n'avons que très peu de puissance. Nous commençons à nous poser quelques
questions. Aurions-nous un problème avec notre hélice ? À surveiller... La petite marina est paumée en pleine
nature, d'un côté, la mer et de l'autre, la garrigue. L'air est délicieusement
parfumé embaumant le thym, le romarin, la camomille et autres senteurs
inconnues. C'est beau et reposant.
En contrepartie, il n'y a rien si ce
n'est la fameuse zone militaire de l'autre côté de la colline et un petit
camping à proximité avec une mini supérette.
Pas d'Internet (ils sont en train de
l'installer) et le village de Teulada se trouve, plus ou moins, à 8 km.
Nous ne devions passer qu'une seule nuit ici avant de rejoindre
Villasimius mais le coin nous plaît bien, la marina n'est pas chère et nous
décidons de rester 2 ou 3 jours finalement.
Le lendemain, c'est grand nettoyage.
Yvanan en a bien besoin. Elle est toute blanche de sel. Les quelques heures
suivantes se passent à frotter, laver et essuyer dans la bonne humeur et sous
un beau soleil. Nous profitons de la présence du plongeur de la marina pour lui
demander de jeter un coup d'œil à notre hélice, ce qu'il accepte gentiment.
Rien à signaler apparemment, l'hélice est propre.
Petite balade l'après-midi dans
le coin et rencontre avec le troupeau de chèvres local.
Demain, un coup de vent est annoncé
et le marinero nous déconseille de bouger. Nous aimerions bien faire un point
météo mais cela signifie qu'il nous faut crapahuter jusqu'au village (8 km je
le rappelle) ce qui ne m'enthousiasme pas beaucoup... voire pas du tout.
À pied, même pas la peine, en vélo, bon ben pas le choix, allons-y. Mon vélo a
toujours son problème de vitesse et freine de facon intempestive, ce qui
n'arrange pas mon aversion pour ce moyen de transport (mais je reconnais que
c'est ultra pratique).
J'avoue que la balade est très sympa,
les paysages verdoyants, la mer, la route bordée de lauriers roses odorants...
Ce qui ne m'empêche pas d'espérer à
chaque virage apercevoir l'entrée du village. Les indications des panneaux sont
assez folkloriques : tantôt 8 km puis 5 puis, à nouveau, 6 km. Devaient pas
être ben nets le jour où ils ont mesuré les distances. On finit par y arriver
bien sûr, ce qui nous permet de consulter nos mails et d'enregistrer la météo.
Le village n'a aucun intérêt, seuls 2
ou 3 bistrots sont ouverts. Tout semble à l'arrêt et plutôt sinistré.
Retour sous un soleil de plomb. Nos vélos avec leurs petites roues
amusent beaucoup les automobilistes qui n'hésitent pas à nous lancer de grands ciao pour nous encourager. Merci les gars mais il n'y en aurait pas un qui
voudrait nous faire monter à bord plutôt ?
Finalement, cette petite excursion
est le prétexte idéal pour se préparer une bonne grosse plâtrée de pasta pour
ce soir sans culpabiliser (Ben oui, j'ai fait beaucoup de sport aujourd'hui !).
Petite étape qui nous a permis de
découvrir la Sardaigne sauvage, reculée avant de rejoindre la Sardaigne
touristique.
Prochaine étape : Villasimius























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