Calasetta se situe sur l'île de
Sant'Antioco qui est la plus grande île sarde et la quatrième d'Italie, au sud
ouest de la Sardaigne.
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| Yvanan est encore le plus petit voilier ! |
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| Notre nouvelle passerelle, merci les cops ! |
Un peu éprouvés par cette traversée
mouvementée, nous décidons de rester quelques jours sur place, ce qui va nous
donner l'occasion de découvrir le coin d'autant plus que le village semble tout à fait charmant et tranquille. Ville relativement récente, nous n'avons pas
l'impression d'être vraiment en Italie même si le centre avec ses petites
ruelles et ses maisons de pêcheurs n'est pas sans charme.
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| La piazza à 14H00 |
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| La piazza à 18H00 |
Nous sommes tout excités de découvrir
un nouveau pays, une nouvelle culture et, bien sûr, de goûter aux bons petits
plats italiens. Côté langue, il va falloir s'accrocher car nous ne comprenons
pas grand-chose pour le moment et même si l'italien est réputé pour parler avec
ses mains, nous avons un peu de mal à communiquer. Nous avions oublié à
quel point maîtriser la langue d'un pays peut s'avérer commode et permet un
contact bien plus facile. De nos mois passés en Espagne, les mots nous viennent
naturellement en castillan et je me mords les lèvres pour tenter de trouver
l'équivalent en italien. Bon, cela va venir petit à petit et puis on va
potasser. Ceci dit, on se débrouille toujours et cela ne nous empêche pas de
baragouiner avec les petits commerçants qui nous accueillent tous avec le
sourire. Le lendemain de notre arrivée, c'est le marché et nous craquons pour
la charcuterie et les fromages mais aussi, les tomates bien rouges gorgées de
soleil, les melons odorants et autres cerises et pêches.
Profitant d'un temps encore clément
(ce qui ne va pas durer selon les prévisions météorologiques), nous partons
visiter Carloforte qui se trouve juste en face sur l'île de San Pietro à
3 milles environ. C'est sous un beau soleil que nous embarquons sur le ferry
pour faire la traversée. Eh oui, encore et toujours sur un bateau, on ne s'en
passe plus...
La ville est en effervescence
car ce soir débute la fête du thon qui va durer 3 jours. La pêche au thon est
une des principales activités de l'île et chaque restaurant propose sa
spécialité. De nombreux stands sont installés un peu partout dans les rues
tandis que les derniers préparatifs sont en cours. Pour notre part, la
"mattanza" (nom donné à cette pêche traditionnelle) est bien trop
sanglante pour nous permettre d'apprécier cette tradition séculaire (grosso
modo, des filets astucieusement disposés vont piéger les thons puis vont être
remontés lentement tandis que les pêcheurs armés de harpons s'acharnent sur les
poissons et que la mer se colore de rouge). Nous n'y assisterons donc pas.
Carloforte est une jolie ville et
l'ambiance italienne pointe le bout de son nez : les petites ruelles
tortueuses, les petites maisons colorées et le linge qui sèche aux fenêtres,
les mamas qui discutent sur le pas de la porte les bras remplis de victuailles
transformés en plats savoureux dont les odeurs viennent fréquemment nous
faire frémir les narines tandis que Vespa et Lambretta se faufilent à toute
vitesse parmi ce petit monde...
Ça y est, l'Italie nous imprègne, et
ce n'est que le début... Hélas, le beau soleil du matin s'est caché sous de
gros nuages noirs menaçants qui arrivent vite sur la ville. À peine avons-nous
le temps de nous abriter qu'un déluge s'abat sur nos têtes. Nous patientons à
l'abri de la devanture d'un magasin espérant que cela ne dure pas. Que nenni,
cela ne fait qu'empirer. C'est mal parti pour la fête du thon !
Profitant d'une légère accalmie, nous
filons vers les salines pour admirer les flamands roses, spectacle dont nous ne
nous lassons pas.
Vaincus par la pluie, nous
rebroussons chemin non sans avoir jeté un coup d'œil aux deux marinas
installées dans le port. Un peu déboussolés par le temps (à la marina, on nous
explique que l'année dernière, à la même époque, on se baignait...on sait, on a
déjà entendu cela à Ibiza, à Minorque...), nous nous réconfortons devant une
bonne et géante pizza !
Les trois jours suivants, c'est
pluie, vent et températures basses.
Dès qu'une accalmie se profile, nous
filons au café Whim où nous avons nos petites habitudes et en profitons pour
envoyer des mails et tester les différents cocktails (dure la vie...).
Histoire de bouger un peu, nous
prenons le bus pour aller faire un tour dans la ville éponyme de Sant'Antiocco
située à quelques kilomètres de Calasetta. La ville semble souffrir du chômage,
beaucoup de magasins sont fermés et les appartement affichent des pancartes
"vendesi". Déprimant tout cela et nous ne nous attardons pas trop.
Ça souffle toujours mais la marina
est bien protégée et nous ne sommes pas trop ballotés. Par contre, les embruns
déposent une bonne couche de sel sur Yvanan, bonjour le futur nettoyage.
Puis le vent se calme et le
soleil refait son apparition, nous allons pouvoir poursuivre notre voyage. La
veille, nous profitons des commerces de proximité pour faire un avitaillement
: pasta encore et toujours... L'avantage en Italie, c'est que dans la moindre
petite épicerie, vous êtes sûrs de trouver plusieurs rayons de pâtes de toutes
les formes et de toutes les couleurs et c'est bien souvent que je dois aller
chercher Martin qui fait un arrêt prolongé et systématique à cet endroit !
Nous devons aussi trouver de
l'essence car le port n'approvisionne que les bateaux de pêche. Nous avons
repéré une station à la sortie de la ville à 1km environ. C'est parti, bidons
attachés au diable et avanti.
Ça y est, tout est prêt.
Prochaine destination : Porto
Teulada.







































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