La navigation se poursuit tandis que
nous voyons la silhouette du rocher de Gibraltar s’éloigner à l’horizon.
D’après ce que nous avons pu en
voir sur internet, Benalmadena est une grande marina et bien que le Bloc Marine
souligne que celle-ci a obtenu, par deux fois, le titre de "meilleure
marina du monde", nous ne sommes pas sûrs que nous nous y plairons. Cependant,
elle est située à une distance raisonnable d'Estepona et nous calculons notre
coup, en fonction de la météo, de façon à ne pas être bloqués plusieurs jours
là-bas si l'endroit ne nous plaît pas.
Nos doutes deviennent
rapidement des certitudes. La capitainerie nous attribue une place dans un coin
de la marina, perdue parmi les gros bateaux à moteur. Martin doit zigzaguer
pour pouvoir se faufiler jusqu’à notre emplacement. Un marinero (le seul sympa
que nous rencontrerons) vient nous aider à amarrer (heureusement d'ailleurs car
le quai est tellement surélevé qu'il m'est impossible de sauter dessus pour
attacher le bateau). Yvanan bouge beaucoup et nous mettons un certain temps (pour
ne pas dire un temps certain avec la mauvaise humeur qui va de pair bien sûr) à
régler les amarres pour trouver un peu plus de confort. N'ayant pas internet à
bord (la marina offrant, généreusement, 25 mn gratuites) et la capitainerie ne
disposant pas non plus d'internet, nous partons à la recherche d'un café et en
profitons pour découvrir les environs. La marina est immense (en grande partie
des bateaux à moteur) et résidentiel (c'est à dire des appartements avec une
place pour garer son bateau, so chic, non ?). Plus nous déambulons aux
alentours de la marina et plus nous hallucinons. Tout nous semble d'assez
mauvais goût, très m'as-tu-vu avec ses pseudos statues grecques, ses immeubles
aux formes tarabiscotées (pour la plupart vides), ses nombreux bars et
restaurants branchés aux prix branchés aussi mais, évidemment, rien de
franchement authentiques).
À notre retour, nous tombons
sur "Le" bateau le plus kitsch qu'il nous ait été donné de voir
jusqu'à présent. Nous n'en croyons pas nos yeux, une couleur sombre, du bleu
foncé virant au violet qui porte le nom de ... "zéro zéro Seven" ben
mince alors, un proprio fan de James Bond ! L'intérieur semble, également, dans
le même esprit, avec table transparente, bougeoirs en cristal, fauteuils
couleur or... Je sais, c'est facile de critiquer... il en faut pour tous les
goûts... Etc... Alors, nous vous laissons juger par vous-mêmes :
![]() |
| Ah, quand on a de l'argent... |
![]() |
| on n'a pas forcément meilleur goût... |
La décision est vite prise de
ne pas s'attarder ici, nous repartirons dès demain.
Nous rentrons bien vite sur
Yvanan, préparons notre itinéraire pour le lendemain, avalons de bonnes pasta
et dodo.
Le lendemain, dès que le réveil
sonne, nous sautons sur nos pieds pour partir sans tarder. Direction marina del
Este.
Bye, bye
Benalmadena, il est probable que nous n’y reviendrons pas.






Bonsoir Muriel et Martin,
RépondreSupprimerMalheureusement il y de plus en plus de ce genre d'endroits.
Vous avez sans doute aussi déjà rencontré les affreuses serres pour nos fraises hivernales le long de cette côte.
Le luxe et le mauvais goût de cette marina tourne le dos à la misère et l'esclavagisme des sans immigrés papiers qui travaillent autour dans des conditions effroyables.
Filez vite de là et trouvez nous des coins encore sympas. Il y a une baie orientée à l'est juste après le cap Gata où j'aurais bien voulu m'arrêter en 2011.
Bises à tous les deux.
Roger et Petra
Bon quand est ce que vous repartez qu'on ait des photos!!!!
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