Jeudi matin, nous nous
réveillons sous un soleil éclatant et un ciel bleu azur et nous découvrons la
marina de Portimão qui paraît bien plus sympathique que ne le laissaient
supposer les grands immeubles aperçus lors de notre approche. En effet, la
marina est de taille raisonnable et toute pimpante entourée d'une résidence
colorée avec ses palmiers. Les formalités d'usage remplies, nous nous dirigeons
à notre ponton où, déjà, flottent plusieurs drapeaux tricolores. Notre
emplacement est sympa car nous avons vue sur la rive opposée avec le
village de Ferragudo et sa forteresse.
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| Le retour de la pêche |
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| Hallucination : un paquebot de croisière qui passe à côté de la marina |
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| Les casiers de pêcheurs qui nous font slalomer le long des côtes |
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| Les équipages de La Civelle et de Santa Barbara |
La marina est bien équipée et
je m'empresse de charger le linge sale dans une machine à laver (je commençais
à désespérer d'en trouver une !) puis, nous partons découvrir les environs.
Nous sommes à 5 minutes de la praia da Rocha avec ses magnifiques falaises
ocres qui se jettent dans la mer. Malheureusement (et ce sera comme ça sur
toute la côte), tout est défiguré par des constructions d'immeubles tout du
long et nous n'en revenons pas de constater que l'on ait pu laisser agir les
promoteurs immobiliers à leur guise (ah, argent quand tu nous tiens...). Bon,
nous prenons le parti de longer la plage, qui s'étend sur plusieurs kilomètres,
sans regarder du côté terre pour ne pas nous gâcher le plaisir. Il y a pas mal
de monde sur la plage mais, uniquement des anglais soit blancs comme des
cachets d'aspirine soit rouges écarlates. Il faut dire que le soleil tape
et nous devons approcher les 35° tout de même.
De retour au ponton, nous
apercevons La Civelle au mouillage que nous contactons aussitôt pour un
rendez-vous apéro sur Yvanan, tout de suite accepté par l'équipage.
Le lendemain, nous décidons de
gonfler l'annexe que nous n'avons toujours pas testée avec pour ambition
de traverser la rivière et aller se balader sur la rive opposée. Ni une ni
deux, nous nous installons sur le ponton et Loulou commence à pomper (sous mes
encouragements bien entendu).
Elle est toute belle notre
annexe que nous baptisons "Minyvanan".
Installation du moteur et, hop,
après quelques zigzags et quelques essais dans la marina, nous partons de
l'autre côté. Ferragudo à l'air assez sympa avec ses maisons basses, ses
barques de pêcheurs et leurs innombrables casiers. Nous faisons un repérage
pour savoir où attacher Minyvanan et décidons de revenir déjeuner demain en
annexe. Au retour, le moteur cale et impossible de le faire redémarrer. Ça
commence bien !
En fait, nous n'avons plus
d'essence et nous finissons à la rame. Prévoyants, nous avons un jerrican
d'essence sur le bateau. Pas grave, on remet ça à demain. En attendant, apéro
sur la Civelle.
Samedi, nous nous faisons
interpeller par un français, Patrick, qui a vu que nous venions de port
Bourgenay. Il reconnaît le bateau et se marre en nous expliquant qu'il s'agit
du bateau qui se trouvait à 2 places de ponton du sien et qu'il connaît bien
les anciens propriétaires ! On savait que le monde était petit mais, à ce
point-là, on ne s'en doutait pas!!!
Aujourd'hui, nous décidons de
partir visiter Ferragudo en annexe et, après avoir fait le plein, nous partons.
Le moteur cale et refuse de redémarrer avant même d'être sorti de la marina.
Après de nombreuses tentatives, nous rentrons penauds à la rame (ne
jamais oublier ses rames quand on part en annexe). L'après-midi se passe à
tenter de comprendre pourquoi ce moteur refuse de démarrer. Démontage,
nettoyage de la bougie, changement de bougie, le tout aidés par Patrick (merci
à lui), rien n'y fait, le moteur reste désespérément silencieux. À défaut
d'annexe, nous partons visiter la ville à pieds et en profitons pour faire
l'avitaillement.
Ferragudo est un petit village miraculeusement épargné par les promoteurs et c'est un plaisir de déambuler dans les petites ruelles. Nous peinons, tout de même, à trouver un restaurant qui ne soit pas de l'attrape-touristes sur le port de pêche. Finalement, nous décidons de nous éloigner un peu pour déguster une cuisine plus familiale, arroz de polvo (riz aux poulpes) et feijoada de buzinas (haricots blancs avec des boulots dans une sauce tomate), simple mais savoureux.
Le lendemain, J'entends Martin
s'exclamer "j'ai compris pourquoi le moteur ne fonctionne pas" ?!?!
Ah bon, une illumination ?!?! On s'est trompés dans les jerricans d'essence et
de gasoil. Du grand Muremar !!! La honte, en tout cas, on fait bien marrer les
français du ponton. Purge du réservoir, remplissage (avec l'essence cette
fois), et le moteur ronronne.
Nous ne pensions rester que 2
ou 3 jours à Portimão, peu emballés par le côté station balnéaire mais, au
final, nous resterons une petite semaine pour profiter de la marina et de
l'ambiance conviviale du ponton avec Patrick, Catherine, sa femme et Maylen et
Daniel avec qui nous ferons des apéros accompagnés d'éclats de rire (ah, c'est
sûr, on a animé le ponton à nous six).
Mais il nous
faut poursuivre notre aventure et partons le mercredi 10 octobre sous les aux
revoirs de nos compagnons de ponton. Bon vent à eux et, peut-être à un de
quatre. Prochaine étape : Vilamoura.











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Que de convivialité. Ka
RépondreSupprimerBonjour les aventuriers
RépondreSupprimerJe suis vos pérégrinations avec délectation,c'est génial ! Mu tu diras à Martin qu'il n'est pas le seul a mélanger le gasoil et l'essence.
Bon vent et plein de bisous
Dam
Merci Damir, ça me réconforte un peu, mais quand même...
SupprimerBisous !!