jeudi 11 octobre 2012

PORTIMÃO (du 4 octobre au 10 octobre)


Jeudi matin, nous nous réveillons sous un soleil éclatant et un ciel bleu azur et nous découvrons la marina de Portimão qui paraît bien plus sympathique que ne le laissaient supposer les grands immeubles aperçus lors de notre approche. En effet, la marina est de taille raisonnable et toute pimpante entourée d'une résidence colorée avec ses palmiers. Les formalités d'usage remplies, nous nous dirigeons à notre ponton où, déjà, flottent plusieurs drapeaux tricolores. Notre emplacement est sympa car nous avons vue sur la rive  opposée avec le village de Ferragudo et sa forteresse.


Le retour de la pêche


Hallucination : un paquebot de croisière qui passe à côté de la marina
Les casiers de pêcheurs qui nous font slalomer le long des côtes


Les équipages de La Civelle et de Santa Barbara




La marina est bien équipée et je m'empresse de charger le linge sale dans une machine à laver (je commençais à désespérer d'en trouver une !) puis, nous partons découvrir les environs. Nous sommes à 5 minutes de la praia da Rocha avec ses magnifiques falaises ocres qui se jettent dans la mer. Malheureusement (et ce sera comme ça sur toute la côte), tout est défiguré par des constructions d'immeubles tout du long et nous n'en revenons pas de constater que l'on ait pu laisser agir les promoteurs immobiliers à leur guise (ah, argent quand tu nous tiens...). Bon, nous prenons le parti de longer la plage, qui s'étend sur plusieurs kilomètres, sans regarder du côté terre pour ne pas nous gâcher le plaisir. Il y a pas mal de monde sur la plage mais, uniquement des anglais soit blancs comme des cachets d'aspirine soit rouges écarlates.  Il faut dire que le soleil tape et nous devons approcher les 35° tout de même.






De retour au ponton, nous apercevons La Civelle au mouillage que nous contactons aussitôt pour un rendez-vous apéro sur Yvanan, tout de suite accepté par l'équipage.

Le lendemain, nous décidons de gonfler l'annexe que nous n'avons toujours pas testée avec  pour ambition de traverser la rivière et aller se balader sur la rive opposée. Ni une ni deux, nous nous installons sur le ponton et Loulou commence à pomper (sous mes encouragements bien entendu).
Elle est toute belle notre annexe que nous baptisons "Minyvanan".




Installation du moteur et, hop, après quelques zigzags et quelques essais dans la marina, nous partons de l'autre côté. Ferragudo à l'air assez sympa avec ses maisons basses, ses barques de pêcheurs et leurs innombrables casiers. Nous faisons un repérage pour savoir où attacher Minyvanan et décidons de revenir déjeuner demain en annexe. Au retour, le moteur cale et impossible de le faire redémarrer. Ça commence bien !
En fait, nous n'avons plus d'essence et nous finissons à la rame. Prévoyants, nous avons un jerrican d'essence sur le bateau. Pas grave, on remet ça à demain. En attendant, apéro sur la Civelle.

Samedi, nous nous faisons interpeller par un français, Patrick, qui a vu que nous venions de port Bourgenay. Il reconnaît le bateau et se marre en nous expliquant qu'il s'agit du bateau qui se trouvait à 2 places de ponton du sien et qu'il connaît bien les anciens propriétaires ! On savait que le monde était petit mais, à ce point-là, on ne s'en doutait pas!!!

Aujourd'hui, nous décidons de partir visiter Ferragudo en annexe et, après avoir fait le plein, nous partons. Le moteur cale et refuse de redémarrer avant même d'être sorti de la marina. Après de nombreuses tentatives,  nous rentrons penauds à la rame (ne jamais oublier ses rames quand on part en annexe). L'après-midi se passe à tenter de comprendre pourquoi ce moteur refuse de démarrer. Démontage, nettoyage de la bougie, changement de bougie, le tout aidés par Patrick (merci à lui), rien n'y fait, le moteur reste désespérément silencieux. À défaut d'annexe, nous partons visiter la ville à pieds et en profitons pour faire l'avitaillement.
Ferragudo est un  petit village miraculeusement épargné par les promoteurs et c'est un plaisir de déambuler dans les petites ruelles. Nous peinons, tout de même, à trouver un restaurant qui ne soit pas de l'attrape-touristes sur le port de pêche. Finalement, nous décidons de nous éloigner un peu pour déguster une cuisine plus familiale, arroz de polvo (riz aux poulpes) et feijoada de buzinas (haricots blancs avec des boulots dans une sauce tomate), simple mais savoureux.





Le lendemain, J'entends Martin s'exclamer "j'ai compris pourquoi le moteur ne fonctionne pas" ?!?! Ah bon, une illumination ?!?! On s'est trompés dans les jerricans d'essence et de gasoil. Du grand Muremar !!! La honte, en tout cas, on fait bien marrer les français du ponton. Purge du réservoir, remplissage (avec l'essence cette fois), et le moteur ronronne.

Nous ne pensions rester que 2 ou 3 jours à Portimão, peu emballés par le côté station balnéaire mais, au final, nous resterons une petite semaine pour profiter de la marina et de l'ambiance conviviale du ponton avec Patrick, Catherine, sa femme et Maylen et Daniel avec qui nous ferons des apéros accompagnés d'éclats de rire (ah, c'est sûr, on a animé le ponton à nous six).


Mais il nous faut poursuivre notre aventure et partons le mercredi 10 octobre sous les aux revoirs  de nos compagnons de ponton. Bon vent à eux et, peut-être à un de quatre. Prochaine étape : Vilamoura.






3 commentaires:

  1. Bonjour les aventuriers
    Je suis vos pérégrinations avec délectation,c'est génial ! Mu tu diras à Martin qu'il n'est pas le seul a mélanger le gasoil et l'essence.
    Bon vent et plein de bisous
    Dam

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    1. Merci Damir, ça me réconforte un peu, mais quand même...
      Bisous !!

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