Dès mon retour de France, nous pensions poursuivre notre voyage en
direction d'Ibiza mais un mauvais mal de dos nous contraint à prolonger notre
séjour une semaine supplémentaire. C'est donc avec impatience que nous larguons
les amarres ce lundi 22 avril pour découvrir une autre ile des Baléares :
Ibiza.
Sa réputation d'île fêtarde nous avait fait envisager de la zapper mais,
finalement, nous sommes si proches qu'il serait bête de ne pas aller y jeter un
coup d'œil, d'autant plus que Niek et Lily sur « Olim » (rencontrés à
Formentera et que nous saluons s'ils lisent ces quelques lignes) nous ont
affirmé que la visite de la vieille ville d'Eivissa (nom officiel de la ville d'Ibiza
en catalan) mérite le détour. C'est donc sous un soleil éclatant, une mer lisse
et pas de vent que nous parcourons les 15 milles nous séparant de notre
destination. Préférant éviter le port d'Ibiza qui nous parait trop bruyant,
nous optons pour la marina de Santa Eulalia située sur la côte Est de l'île. La
navigation est tranquille et agréable, nous restons vigilants au moment de
franchir la « Freu grande », l'une des trois passes entre Formentera
et Ibiza, surtout attentifs aux mouvements des ferries, nombreux, qui assurent
la liaison entre les deux îles.
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| La passe " Freu Grande " |
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| Les remparts de la ville d'Eivissa |
Notre arrivée au port de Santa Eulalia se fait sans problème si ce
n'est un petit moment de doute quant à la disponibilité d'une place car un
salon nautique doit avoir lieu ici même le week-end prochain. Oups, ce n'était
pas prévu au programme ! Finalement, toujours très conciliants, nos amis espagnols
nous trouvent une place à côté d'un vieux bateau battant pavillon anglais mais
habité par un français.
Un peu plus tard dans la journée, nous nous baladons aux alentours
de la marina. Santa Eulalia est une ville plutôt coquette et très touristique.
D'ailleurs, nous entendons beaucoup parler français même si la majorité des
étrangers sont anglais. La promenade en front de mer est très agréable et
l'ambiance de la ville nous plaît bien.
Le lendemain, nous partons explorer un peu plus cette ville avec la
visite de l'église du Puig de Missa située sur une colline d'où l'on bénéficie
d'un beau panorama sur la ville et la mer. La promenade est charmante, il fait
beau et chaud et nous sommes tous seuls, que demander de plus ?
Juste à côté, se situe le musée d'ethnographie installé dans une
vieille demeure paysanne. Malgré un accueil plus que froid (ah ben oui, des espagnols
pas sympas, ça existe !), nous découvrons la culture paysanne ibicenca aux
travers des costumes, des bijoux et de l'organisation d'une maison
traditionnelle ainsi que de nombreuses photos d'époque. Un petit musée vraiment
intéressant.
Puis, nous redescendons vers le front de mer en longeant la rivière,
la seule de l'île.
Le lendemain, nous découvrons Eivissa qui de prime abord ne présente
pas d'intérêt si ce n'est, pour nous navigateurs, la présence de schipchandlers
bien approvisionnés. Après un court passage par le marché (un peu trop bobo à
notre goût), nous franchissons la porte principale des remparts pour pénétrer
dans la Dalt Vila (la vieille ville ou ville haute) Inscrite au patrimoine de
l'humanité par l'Unesco. Les remparts entourant la Dalt Vila ont été construits
entre 1555 et 1585 afin de protéger cette dernière des assauts répétés des
pirates. Ce sont les mieux conservés d'Europe. La vieille ville est un
labyrinthe de petites rues où il fait bon se perdre avec, parfois, de superbes
demeures protégées par leurs grands portails qui semblent abriter de véritables
petits havres de paix.
La promenade le long des remparts offre des points de vue magnifiques
sur la mer, le port et la ville. C'est vrai que cela valait la peine de surmonter
notre a priori négatif car la Dalt Vila valait vraiment le coup d'œil.
Cela fait trois jours que nous sommes arrivés et nous songeons à
poursuivre sur Majorque. Hélas le temps s'en mêle (cela devient une fâcheuse
habitude...) et nous regardons le baromètre dégringolé d'un œil malheureux. En
mettant le nez dehors, on ne peut que se rendre à l'évidence : on va, encore,
de faire saucer !
Bon, c'est réparti pour plusieurs jours de pluie, un vrai déluge
avec, en prime, encore ces satanés nuages transportant du sable. Le temps est
si mauvais que la feria nautica est reportée. Nous prenons notre mal en
patience pointant le bout de notre nez dehors dès qu'une accalmie se profile.
Enfin, au bout de quatre jours, le soleil daigne réapparaître et notre départ
est prévu après-demain. Martin profite de notre dernière journée au port pour
réaliser une grande première : la vidange du moteur. Succès sur toute la ligne et
notre moteur ronronne comme un bienheureux.
Nous fêtons cela au restaurant optant pour l'exotisme et la
découverte des saveurs du Népal (un régal même si notre estomac peu habitué à
une telle richesse d'épices se mettra à gargouiller le reste de la journée).
Puis retour sur le bateau que nous rangeons et préparons la
navigation du lendemain.
Prochaine étape : Majorque











































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