Mercredi 12 septembre 2012, le jour du départ
est enfin arrivé.
Muriel devant rester à terre pour traiter les
derniers détails et fermer la maison, je vais partir avec Cyril, un skipper
pro. Cette option me permettra, je l’espère, de prendre de l’assurance quant
aux choix des routes et à la gestion du bateau en général. Il est près de midi
lorsque nous quittons le ponton I des Sables pour une semaine de navigation.
Cyril et moi mettons donc cap sur La Corogne à
travers le golfe de Gascogne (gulf of Biscay) Nous restons quelques heures
ensemble sur le cockpit le temps de le familiariser avec le bateau puis, à la
tombée de la nuit, il part se reposer pendant que j’entame mon premier quart.
Le vent souffle à 20 nœuds en moyenne et Yvanan file sur une mer un peu agitée.
Lorsque je prends mon 2e quart, avec la voilure déjà réduite, nous
essuyons des rafales accompagnées d’un gros grain qui font lâcher prise au
pilote. Je reprends aussitôt la barre et remets Yvanan sur son cap, en
constatant que le vent a soufflé à plus de 32 nœuds ! Je réduis encore les
voiles et la ronde des quarts reprend plus sereinement.
Nous laissons à tribord le plateau de
Rochebonne et le vent se calme. La sensation de naviguer en haute mer est
grisante, mais le fait d’y avancer jour après nuit est indescriptible. La
fatigue des quarts à 2 se fait sentir, mais n’enlève rien au bonheur de la
navigation. Nous avons rendez-vous, tous les matins et tous les soirs, avec des
dauphins qui viennent jouer à l’étrave du bateau, jusqu’à l’arrivée sur La
Corogne.
Cyril s’y est arrêté un mois auparavant, et après avoir négocié « la »
place idéale dans le port, il me conduit jusqu’au supermarché le plus proche
et, l’avitaillement fait, nous repartons dans le centre ville pour déguster les
spécialités de fruits de mer. En plus de la marina très agréable avec des
services de très bonne qualité, la ville est charmante et vivante, bref, une
escale à faire sans hésitation.
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| La Corogne |
Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons
notre route, mais le vent est tombé et nous naviguons à la voile et au moteur,
mais toujours accompagnés matin et soir de nos groupes de dauphins.
Au petit matin du 7e jour, nous
arrivons en vue de Lisbonne et entamons la remontée de l’embouchure du Tage à
marée descendante. Au bout de presque 3 heures à lutter contre le courant, nous
atterrissons à la « Doca de Belem » où nous faisons le plein de
gasoil et repartons nous amarrer à la « Doca d’Alcantara ». Les
formalités réglées à la capitainerie, et après une bonne douche, nous partons
en taxi vers l’aéroport où je dépose Cyril et accueille Muriel avec joie. Notre
vie commence…
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| La Tour de Belem |
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| Le Pont du 25 avril |









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