mercredi 19 septembre 2012

LE GRAND DÉPART


Mercredi 12 septembre 2012, le jour du départ est enfin arrivé.
Muriel devant rester à terre pour traiter les derniers détails et fermer la maison, je vais partir avec Cyril, un skipper pro. Cette option me permettra, je l’espère, de prendre de l’assurance quant aux choix des routes et à la gestion du bateau en général. Il est près de midi lorsque nous quittons le ponton I des Sables pour une semaine de navigation.



Cyril et moi mettons donc cap sur La Corogne à travers le golfe de Gascogne (gulf of Biscay) Nous restons quelques heures ensemble sur le cockpit le temps de le familiariser avec le bateau puis, à la tombée de la nuit, il part se reposer pendant que j’entame mon premier quart. Le vent souffle à 20 nœuds en moyenne et Yvanan file sur une mer un peu agitée. Lorsque je prends mon 2e quart, avec la voilure déjà réduite, nous essuyons des rafales accompagnées d’un gros grain qui font lâcher prise au pilote. Je reprends aussitôt la barre et remets Yvanan sur son cap, en constatant que le vent a soufflé à plus de 32 nœuds ! Je réduis encore les voiles et la ronde des quarts reprend plus sereinement.
Nous laissons à tribord le plateau de Rochebonne et le vent se calme. La sensation de naviguer en haute mer est grisante, mais le fait d’y avancer jour après nuit est indescriptible. La fatigue des quarts à 2 se fait sentir, mais n’enlève rien au bonheur de la navigation. Nous avons rendez-vous, tous les matins et tous les soirs, avec des dauphins qui viennent jouer à l’étrave du bateau, jusqu’à l’arrivée sur La Corogne. 


Cyril s’y est arrêté un mois auparavant, et après avoir négocié « la » place idéale dans le port, il me conduit jusqu’au supermarché le plus proche et, l’avitaillement fait, nous repartons dans le centre ville pour déguster les spécialités de fruits de mer. En plus de la marina très agréable avec des services de très bonne qualité, la ville est charmante et vivante, bref, une escale à faire sans hésitation.


La Corogne

Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons notre route, mais le vent est tombé et nous naviguons à la voile et au moteur, mais toujours accompagnés matin et soir de nos groupes de dauphins.




Au petit matin du 7e jour, nous arrivons en vue de Lisbonne et entamons la remontée de l’embouchure du Tage à marée descendante. Au bout de presque 3 heures à lutter contre le courant, nous atterrissons à la « Doca de Belem » où nous faisons le plein de gasoil et repartons nous amarrer à la « Doca d’Alcantara ». Les formalités réglées à la capitainerie, et après une bonne douche, nous partons en taxi vers l’aéroport où je dépose Cyril et accueille Muriel avec joie. Notre vie commence…




La Tour de Belem
Le Pont du 25 avril



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