samedi 23 août 2014

Traversée CARLOFORTE, SARDAIGNE – MINORQUE, BALÉARES (du 20 au 22 Août 2014)


Il est 15 heures, le vent accélère dans le canal de San Pietro et nous larguons les amarres du ponton de Marinatour à Carloforte. Merci encore à toute la sympathique équipe de la marina et aux habitants de cette charmante ville.



Comme à l’arrivée, nous nous glissons entre deux ferries, zigzaguons entre les balises, les cardinales, les autres voiliers qui sortent en même temps que nous, puis envoyons notre grand voile. Le canal est assez long mais une fois dépassée la Punta Grossa au sud de l’île, une grande ligne droite de presque 200 milles vers Minorque s’ouvre à nous.
Nous avançons petit largue, tapons sur une houle courte, soulevant des embrums.
Muriel s’entraîne pour la nuit…


…puis arrive le moment privilégié du coucher de soleil en mer.


Pendant la nuit, nous sommes au près, tribord amure et avec 15 nœuds de vent apparent, Yvanan file à plus de 6 nœuds. Vers 2 heures du matin, nous recevons un appel à la VHF de Laureano sur Arnau, notre bateau copain. Je confie la barre à « Charlie » notre fidèle pilote automatique et descends discuter avec lui. Ils sont partis quelques minutes après nous et avancent juste derrière nous sur notre bâbord. Nous repérons leurs feux de navigation. Nous ferons ensemble, une belle navigation toutes voiles dehors pendant toute la nuit. Heureux, je ne penserais même pas à dormir.


Le jour se lève à peine, et après une superbe nuit à la voile, je profite du lever du soleil.




Nous avançons bien encore quelques heures, puis, en fin de matinée, le vent faiblit au point que nous devons rallumer le moteur.
Arnau, que nous avions un peu distancé pendant la nuit, bien plus rapide que nous au moteur, nous rattrape (Saluts, papotages à la VHF…) et ne tarde pas à nous distancer à son tour.
Nous découvrons qu’un pauvre jeune calamar suicidaire a sauté sur le capot de la descente pendant la nuit.


Le vent est complètement tombé et nous avançons au moteur.
Histoire de passer le temps, je vais faire l’échange des pavillons de courtoisie.


Le soleil se couche, précédant une longue nuit sans vent. Ce coup-ci, je suis bien content de dormir deux ou trois heures.



En début de matinée, les côtes de Minorque se dessinent enfin à l’horizon.
Nous entrons dans la baie de Mahon et prenons une place au ponton flottant de la Isla del Rey.



Minorque, Baléares, Espagne… nous revoilà !

jeudi 21 août 2014

CARLOFORTE, ÎLE DE SAN PIETRO, SARDAIGNE (du 5 au 20 août 2014)


La marina où nous sommes est vraiment confortable, à proximité immédiate du centre-ville et toute l’équipe de Marinatour accueillante. D’ailleurs un grand merci à Andrea, Diana, Mario et tous les ormeggiatori pour leur gentillesse et leur sourire.


L’environnement est agréable. C’est la haute saison mais le port n’est pas bondé et la horde de touristes qui débarque, chaque jour, du ferry pour visiter l’île crée une ambiance estivale joyeuse sans être étouffante. La petite ville de Carloforte  avec son atmosphère italienne (l’île entretient des liens étroits avec la région de Gênes de par son passé historique) nous séduit bien vite : ses petites ruelles pleine de charme, son agréable front de mer, son marché coloré sans oublier, bien sûr, l’inlassable recherche de la meilleure pizza du coin.



À droite, notre glacier favori, ahhh, sa glace au réglisse….

Mais qu’y a-t-il donc de si intéressant là-dessous ?

Les jours s’écoulent tranquillement. Nous profitons d’être là pour faire réparer notre génois déchiré car il est hors de question de s’en passer pour la prochaine traversée. Heureusement Andrea, toujours plein de ressources nous met en contact avec une couturière qui nous fera un super boulot.


L’endroit me plaît tellement que j’avoue avoir du mal à envisager le départ et je fais la grimace quand Martin me met la météo sous le nez ! Nous décidons de prolonger encore un peu notre séjour. De toute façon, nous sommes en plein mois d’août et les Baléares vont être bondées alors autant attendre la fin du mois pour y aller.

D’autant plus qu’ici, les activités ne manquent pas : nous partons observer, dans les salines toutes proches, les élégants flamands roses.



Nous sortons les vélos pour découvrir les nombreuses criques aux alentours et plonger avec délice dans des eaux chaudes et cristallines. Bon, évidemment, en plein mois d’août, nous ne sommes pas seuls à avoir eu l’idée.




Mais quand la foule devient trop pesante à notre goût, il nous suffit de nous échapper en bateau pour aller mouiller dans une crique déserte et se croire, à nouveau, seuls au monde. Elle n’est pas belle la vie…


Les copains arrivent avec la feijoada, miam…
Le soir, l’ambiance est assurée dans les rues grâce aux nombreuses animations organisées par la ville, dont un superbe feu d’artifice du 15 août.



Bref, le séjour est idyllique tant et si bien que nous restons quinze jours sans voir le temps défiler. Quand même, il nous faut bouger. Et puisque la météo est favorable, c’est le moment de larguer, à nouveau, les amarres pour rejoindre une autre île tout aussi magnifique : Minorque.


jeudi 7 août 2014

VILLASIMIUS, PORTO MALFATANO, CARLOFORTE (du 4 au 5 août 2014)


VILLASIMIUS, PORTO MALFATANO

Le moins que l’on puisse dire est que mouillage de Villasimius a été rouleur. Bien qu’il n’y ait eu pas de vent, la houle rentrait dans la baie provocant un fort ressac. Tout valdinguait, la vaisselle et les bocaux tapaient dans les placards et il fallait nous tenir fermement aux mains courantes pour nous déplacer à l’intérieur de bateau, on se serait cru pendant une navigation mouvementée.
Après une courte nuit de sommeil après la traversée, nous levons l’ancre, direction Porto Malfatano, situé à 37 milles de Villasmius.


Un magnifique vol de flamands roses donne le signal de départ pour une petite navigation tranquille.



Nous traversons la baie de Cagliari où, malgré une épaisse brume de chaleur, nous surveillons un trafic important, voiliers, bateaux moteurs, bateaux de croisière, ferries et cargos.
Arnau, notre bateau copain, nous accompagne et nous passons le cap Spartivento pour entrer dans la petite baie de Porto Malfatano où nous jetons l’ancre dans une eau translucide. Arnau est mouillé juste à côté d’Yvanan et, soucieux de respecter la coutume de la petite bière fêtant l’arrivée, nous décidons d’aller à leur rencontre à la nage. J’en profite pour plonger et vérifier que l’ancre a bien croché.

Arnau, au mouillage, juste à côté d'Yvanan

Après de nouveaux bons moments passés avec l’équipage d’Arnau, nous revenons à bord d’Yvanan. Après quelques verres de bière (bus avec modération, bien entendu) et séchés au soleil, l’eau paraît un peu plus fraiche.
Le soleil se couche et nous passons cette fois, une nuit tranquille à cet excellent mouillage.



Prochaine étape : Carloforte


MALFATANO, CARLOFORTE
 

 Le jour se lève à peine lorsque que nous levons l’ancre de Porto Malfatano.


Il y a peu de vent et nous passons le cap Teulada, puis le cap Sperone. Nous sommes maintenant dans l’alignement du Canale di San Pietro, où le vent a pris le temps d’accélérer, pour nous arriver dans le nez. Nous en profitons pour tirer un large bord et faire de belles pointes, malgré notre grand-voile seule. Arnau, toutes voiles dehors, nous double, nous ouvrant le chemin dans le canal vers le port de Carloforte.


L’entrée dans le port, n’est pas très aisée, après avoir zigzagué entre les cardinales, les marques spéciales et les nombreux bateaux de toute sorte en prenant garde aux hauts fonds, il faut surtout, réussir à se faufiler entre les fréquents ferries reliant Carloforte à Calasetta et Porto Vesme. Une fois à l’intérieur, malgré un vent soufflant à 20 nœuds, nous nous amarrons sans difficulté dans les larges darses de la Marinatour, à côté d’Arnaud.