mercredi 27 février 2013

GARRUCHA (du 14 au 25 février 2013)



Nous larguons les amarres à 7h00 du matin en ce jour de la Saint Valentin en direction de notre prochaine étape : Garrucha. Nous sommes contents de reprendre la mer et de partir à la découverte d'une nouvelle ville. La mer est belle mais le vent reste trop faible et nous devons naviguer, une nouvelle fois, au moteur. J'en profite tout de même car aucun mal de mer à l'horizon. Je crois que je commence à m'amariner, ce qui est nettement plus confortable. 
Nous passons le cabo de Gata sans difficulté. Nous sommes seuls sur l'eau si ce n'est quelques barques de pêcheurs croisées ici et là.


À notre approche du port de Garrucha, le vent se lève (évidemment) pour pointer à 21 nœuds. C'est tout à l'heure que nous aurions aimé les avoir les 21 nœuds et non au moment de s'amarrer ! Nous ne reconnaissons rien du port et, pour cause, une nouvelle marina s'est construite dans le bassin et qui est quasi déserte (crise oblige). Nous amarrons Yvanan au plus pratique avant de partir à la recherche de la capitainerie. Les formalités d'usage effectuées, nous nous apprêtons à changer de place afin d'être mieux abrités. Que nenni, le moteur refuse de démarrer. Après plusieurs tentatives, nous renonçons et restons à notre place. On avisera demain. Pour l'instant, nous aimerions bien avoir du gaz car nous sommes en rade depuis deux jours. Le marinero, sympa, accompagne Martin à la ferreteria (quincaillerie) et lui donne plein d'indications précieuses (bibliothèque pour internet, supermarchés, bars sympas...). 

Notre ponton privé !
Une joie sans cesse renouvelée avec les pendilles !

Nous partons faire un petit tour de reconnaissance dans la ville avec une halte dans un petit bar pour nos traditionnelles cañas d'arrivée accompagnées de tapas, en l'occurrence, du chorizo flambé (très bon).


Sur le chemin du retour, nous apercevons l'inauguration d'un nouveau bar où l'ambiance a l'air plutôt festif. Nouvelle halte, ce qui nous donne l'occasion d'échanger quelques mots avec Iris, la propriétaire des lieux tout excitée par l'ouverture de son établissement. Voilà pour notre première soirée à Garrucha. Nous rentrons bien fatigués et dodo sans dîner (bon, avec toutes les tapas qu'on s'est ingurgitées chez Iris, remarquez...).

Le lendemain, vendredi, c'est jour de marché. J'adore faire les marchés, déambuler parmi les marchands, regarder les étals de fruits et légumes, faire le plein de produits frais d'autant plus qu'en Espagne, les prix sont tels qu’il nous est possible de remplir notre panier pour moins de dix euros. Nous repartons avec pimientos, artichauts, salade, tomates, oranges et clémentines sans oublier les olives pour l'apéro et un gros morceau de fromage. 




Je me lance dans la cuisine tandis que Martin plonge la tête dans le moteur. Quelques heures plus tard, le moteur ronronne de nouveau à notre plus grand soulagement. Nous changeons de place espérant être un peu moins ballotés. 

Souhaitant poursuivre notre périple pour arriver à Carthagène que nous avons hâte de découvrir, nous prévoyons notre départ le lundi suivant. Dimanche, nous nous mettons en quête d'un marinero pour payer notre place car notre prochaine destination se situant à 50 milles environ, nous souhaitons partir tôt le lendemain. Impossible de trouver quelqu'un, que ce soit au bureau ou dans la marina elle-même. Cela nous contrarie car dès mardi, de nouveaux avis de grand frais sont annoncés. Nous ne pouvons quand même pas partir sans payer ! Nous pressentons que le départ prévu demain n'aura pas lieu. En fait, en ce dimanche, c'est le carnaval à Garrucha (c'est peut-être pour ça que nous ne trouverons personne de la journée). Visiblement, toute la population y participe et nous nous joignons bien volontiers aux espagnols pour suivre le cortège (quitte à être bloqués sur place, autant en profiter). 




Départ repoussé, nous patientons une semaine avant d'avoir une ouverture météo. Dans l'attente, nous profitons de la tranquillité des lieux, de notre pantalan privé (nous sommes 3 voiliers en tout et pour tout dans la marina et les seuls à vivre dans le bateau), de la bibliothèque située à 5 minutes et donc, d'Internet...
La semaine passe vite et c'est le départ.

Devant la bibliothèque
Pour notre anniversaire de mariage, notre plat préféré : Pasta

Prochaine étape : Carthagène.

vendredi 15 février 2013

ROQUETAS DE MAR (du 5 au 14 février 2013)


Après avoir fait le complément de gasoil, et profitant d'une météo clémente, nous filons en direction de Roquetas de Mar située dans la baie d'Almeria. Le vent est, enfin, au rendez-vous et nous permet de hisser les voiles pour faire les 15 milles au portant. Comme d'habitude, nous ne sommes pas nombreux sur l'eau et il n'y a qu'un seul autre voilier en vue dans notre sillage.




Le port est quasi désert et nous avons l'embarras du choix pour nous amarrer. L'accueil est des plus sympathiques comme d'habitude (décidément, ces espagnols nous épatent). 



La ville est située en plein milieu des serres gigantesques où sont produits les fruits et les légumes. À notre arrivée, nous avons pu constater l'ampleur du phénomène. En fait, les serres s'étendent sur plus de 30 000 hectares produisant des millions de tonnes de fruits et légumes destinés à toute l'Europe. Roquetas est assez quelconque. C'est, en fait, une ville dortoir où une importante population d'immigrés, pour la plupart provenant de Roumanie et d'Afrique du Nord, se côtoie.  Le port est assez bien abrité et tranquille, situé au pied du château de Santa Ana avec un paseo maritimo agréable. Et puis, pour nous autres navigateurs, le port présente l'avantage d'être à proximité de tous les commerces.




La météo devient de plus en plus capricieuse en ce mois de février et les avis de coups de vent se succèdent. Selon les prévisions, nous allons être bloqués plusieurs jours ici. Du coup, l'idée d'aller faire une petite visite surprise à nos potes de Caleta germe dans nos têtes. Ayant trouvé une location de voiture à bas prix, nous partons le samedi matin pour une virée de deux jours. À notre arrivée, Caleta semble déjà en pleine saison touristique car il y a du monde partout. Il faut dire que le temps est superbe et  les gens profitent du bord de mer. La surprise est de taille pour Curro et nous sommes tout heureux de nous retrouver.  
Dimanche matin, départ à 7H00 pour une partie de pêche aux calamars en compagnie de Curro, José et Pépé. Une grande première pour Martin et moi. 




Après nous avoir enseigné la technique de pêche, nous voilà, à faire de grands mouvements avec nos bras pour appâter la bestiole sur fond de soleil levant. 

La mise en scène...

... le résultat !

Curro prépare les leurres

Ma première prise est historique (enfin pour moi en tout cas) et je trépigne de joie. Nous passons un superbe moment sur l'eau avec un résultat mitigé (trois calamars pour moi, deux pour pépé et un pour José mais nada pour Martin et Curro). Bon ben, s'il faut pêcher pour se nourrir, c'est moi qui vais m'y coller... 



À notre retour, nous partons chez Miguel, un ami de Curro et Pépé, rencontré la veille, et qui nous a gentiment invités  pour une petite fiesta chez lui. Nous débarquons (avec nos calamars) dans un endroit magnifique avec une très belle vue surplombant la mer. 
Plusieurs personnes sont déjà là et d'autres arrivent encore (en guise de petite fiesta, nous serons quand même une quarantaine). Les hommes s'activent en cuisine et nous voyons défiler sous nos yeux quantité de nourriture : moules, coques, poissons, artichauts, pimientos... (et de bouteilles aussi, il faut l'avouer). 




Une délicieuse odeur commence à envahir les lieux tandis que certains jettent gousses d'ail, laurier et morceaux de viande dans une grande marmite. L'ambiance est très conviviale et nous mettons aussitôt la main à la pâte pour la préparation. Nous ne connaissons personne mais tout le monde nous met très à l'aise et nous passons un sacré bon moment en compagnie de tous ces gens qui plus est, en dégustant des plats plus savoureux les uns que les autres. 




Dimanche soir est déjà là et c'est le moment du départ. Le temps est passé vite mais nous repartons, à nouveau, avec plein de bons souvenirs.

Prochaine étape : Garrucha

jeudi 7 février 2013

ALMERIMAR (du 31 janvier au 5 février 2013)


Notre départ de Marina Del Este se fait avec le lever du soleil. Encore une belle journée qui se profile mais le vent n'est toujours pas au rendez-vous. 



Durant notre navigation de 46 milles, nous traversons, pour la première fois, d'épaisses nappes de brouillard. C'est impressionnant de voir le bateau s'enfoncer dans la brume et nous devenons très attentifs lors de notre progression. Heureusement, le brouillard se lève bien vite pour laisser place à un soleil éclatant. Un peu plus tard dans la journée, Martin aperçoit un mouvement à la surface de l'eau. Il s'agit, en fait, de l'aileron d'un requin qui nage avec une élégante ondulation si caractéristique. La bête semble être de belle taille et si nous sommes chanceux de pouvoir le contempler, nous sommes heureux d'être à bord !




La côte sur fond de Sierra enneigée



Almerimar diffère en tout point de notre étape précédente, il s'agit d'un grand port de plaisance avec de nombreux bateaux voyageurs, réputé pour être le moins cher de la côte (ce qui est vrai). L'ambiance est, bien sûr, très différente des petites marinas que nous avons côtoyées depuis quelques mois. Le marinero nous indique notre emplacement au fond de la darse et Martin doit prendre la pendille entre deux bateaux tandis que je me tiens prête à lancer les amarres. Toujours impressionnantes ces redoutables manœuvres mais le capitaine s'en sort comme un chef, récoltant même les félicitations du bateau d'à côté.



À notre arrivée, nous avons le plaisir de voir des bras s'agiter sur un des pontons pour nous souhaiter la bienvenue. Tiens, mais c'est Philauval, le bateau copain français. Chouette, on va pouvoir se faire une petite bouffe ensemble. Nous faisons assez vite le tour d'Almerimar dont toutes les activités sont concentrées autour du bassin de plaisance (pour la plupart, un maximum de restaurants et de bars aux prix prohibitifs). Nous restons bloqués quelques jours sur place essuyant même, une nuit, nos plus fortes rafales (force 11). Si Almerimar ne nous laisse pas un souvenir mémorable (si ce n'est celui désagréable de ne jamais avoir eu d'eau chaude pour se doucher), nous avons été bien contents de retrouver tout l'équipage de Philauval et de passer, à nouveau, de sympathiques moments en leur compagnie. Peut-être à un de ces quatre aux Baléares...




Prochaine étape : Roquetas de Mar

Kesako ?

Un distributeur d'appâts vivants pour la pêche !

samedi 2 février 2013

MARINA DEL ESTE (du 29 au 31 janvier 2013)


Après un hivernage de plus deux mois, nous reprenons la mer avec une petite navigation d'une vingtaine de milles en direction de Marina del Este dont on nous a vanté la beauté. Nous sommes heureux de voguer, à nouveau, sur Yvanan et c'est sous un superbe soleil que nous voyons s'éloigner le port de Caleta. Une demi-heure après avoir hissé les voiles, des dizaines de dauphins viennent faire la fête autour de nous. Ils ont l'air de s'amuser comme des petits fous. Nous ne perdons pas une miette du spectacle.




La mer est belle mais nous sommes obligés de naviguer avec un soutien moteur car le vent n'est pas vraiment de la partie.



Marina Del Este se situe dans une crique aux eaux cristallines et c'est, effectivement, superbe. Seul bateau en transit dans la marina à cette époque de l'année, nous restons là deux jours profitant tranquillement du lieu et d'Internet pour mettre à jour le blog.  


Yvanan au ponton





Prochaine étape : Almerimar