lundi 29 octobre 2012

ANDALUCIA (du 15 au 27 octobre 2012)


Après une petite navigation de 34 miles (où nous avons enfin pu faire deux heures de voiles, yessss !) nous faisons une courte escale à Mazagon, que nous avons appréciée pour sa tranquillité et son spot wifi super performant à une terrasse de la marina, que nous captions même depuis le bateau.




Mercredi matin, nous mettons le cap sur Rota située dans la baie de Cadiz où nous comptons séjourner plusieurs jours et, ainsi, en profiter pour visiter Séville. Rota s'avère être une petite ville pas désagréable mais dont on a vite fait le tour. En revanche, c'est un bon point de départ pour les visites de certaines villes telles que Jerez, Séville ou, encore, Cadiz.

Calme plat...



Dure la navigation...


Vendredi matin, après deux heures de trajet en bus, nous arrivons dans la superbe ville de Séville. Première étape, trouver l'hôtel, ce qui n'est pas gagné car nous débarquons sans plan, sans guide, sans rien (bonjour l'organisation !). Avant tout, nous dénichons un plan et nous voilà partis à travers les ruelles pour aller déposer nos sacs à l'hôtel. Un œil sur la carte, un œil sur les noms des rues, un œil sur les immeubles qui sont magnifiques (à nous deux, ça fait quatre yeux, on devrait y arriver), et nous voilà arrivés. Le "Patio al sur"  est un hôtel charmant, situé dans une rue calme et au cœur du centre historique.

Deuxième étape, dénicher un bar à tapas sympa car nos estomacs crient famine (il est quinze heure tout de même). Grâce aux conseils avisés de Carolina, notre hôtesse, nous découvrons  le "Dos de Mayo" avec sa carte impressionnante de tapas en tout genre et son ambiance surchauffée. Il nous est difficile de comprendre toute la carte mais ce que nous voyons sur les tables voisines parait alléchant. Martin joue des coudes pour atteindre le bar et passer la commande pour revenir les bras chargés de bonnes choses : salade de gambas, gaspacho, poulpe grillé, friture et j'en passe. Tout est excellent et nous nous régalons.






Nous décidons de commencer les visites par la cathédrale Santa Maria de la Sede que nous avons aperçue en arrivant. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1987, elle est l'un des monuments les plus célèbres de la ville. C'est l'une des plus grandes cathédrales catholiques du monde : elle possède un volume de 500 000 m², d'une longueur de 132 mètres pour 83 mètres de large et comptabilise une trentaine de chapelles latérales.





La cathédrale possède un clocher, le Giralda, ancien minaret hispano-mauresque. L'ascension des 104 mètres de la tour est récompensée par une vue magnifique sur tout Séville, ses monuments, ses nombreuses places avec leurs fontaines...  On  mitraille à tout va (on bosse pour le blog, qu'est-ce que vous croyez) mais nous n'aurons pas la chance d'entendre les cloches sonner (ceci dit, ça doit vous secouer les tympans quand vous êtes juste en dessous).







La journée étant loin d'être terminée, nous poursuivons notre visite par la place d'Espagne,  l'une des plus spectaculaires de la ville, conçue pour l'exposition iberico-américaine de 1929. La place occupe une surface de 50 000 m², ce qui est très grand et on peut en témoigner car nous  étant trompés de rue, nous devrons faire le tour par l'arrière avant de pouvoir la contempler, ce qui nous prendra une bonne heure de marche (pourtant, ce coup-ci, on avait un plan mais à force d'avoir le nez en l'air pour admirer les façades d'immeubles, on ne fait pas trop attention aux directions à prendre !). La place est très belle et pleine de charme avec ses murs décorés d'azulejos. Elle est composée d'un hémicycle de 200 mètres de diamètre symbolisant l'Espagne accueillant ses anciennes colonies.







Dans la soirée, après avoir fêté notre arrivée avec une sangria sirotée à la terrasse d'un café, nous déambulons dans les petites rues en nous imprégnant de l'ambiance sévillane. Il est 21H00 et  les espagnols sont tous dehors pour prendre un apéro. L'ambiance est très joyeuse et cela nous donne une pêche d'enfer malgré une journée bien remplie et les jambes qui tiraillent un peu. Déambulant au hasard des ruelles, nous nous arrêtons devant le restaurant "Los Coloniales" attirés par les nombreux espagnols qui ont l'air d'attendre une table (pas le moindre signe d'un touriste, c'est plutôt bon signe). Une fois inscrits sur liste d'attente, nous patientons comme les autres sur la placette quand, soudain, une musique très forte s'élevant d'un balcon nous fait tous lever le nez. Il s'agit de la voisine du resto qui nous fait son petit quart d'heure de délire. Tout le monde sourit en la voyant esquisser quelques pas de danse, puis, elle éteint sa sono, ferme ses volets et hasta luego. Encore une fois, les tapas seront savoureuses et nous rentrons à l'hôtel, repus, fatigués et heureux.



Le lendemain matin, nous attaquons les visites par le palais de l'Alcazar, construit à partir de 844. Depuis plus de sept siècles, il s'agit d'une résidence royale utilisée, encore de nos jours, par la famille royale d'Espagne (que nous n'avons pas eu l'honneur de croiser !). Le palais est immense et somptueusement décoré dans un style mauresque. Il est entouré de beaux jardins ou règnent le calme et la sérénité.








Les bains de doña Maria, favorite de Pierre Ier
À notre sortie, nous partons faire un tour dans le barrio de Santa Cruz, l'un des quartiers les plus typiques de Séville. Nous ne nous lassons pas d'admirer les immeubles, les anciens palais et les nombreuses petites placettes où il fait bon se reposer quelques minutes. 





L'heure du départ approche mais ni l'un ni l'autre avons envie de repartir aussi vite. Après une brève hésitation, nous réalisons que rien ne nous empêche de rester un, deux ou trois jours de plus si ça nous dit. Nous n'avons pas de programme, pas d'horaire à respecter et nous sommes totalement libres. C'est dans ces moments-là que nous nous nous rendons compte à quel point nous sommes chanceux.  Le seul hic sera de trouver un hôtel disponible, si possible pas trop cher et ce, un samedi soir à 17h00. Après avoir essuyé plusieurs refus, nous trouvons finalement de quoi nous loger et nous profitons d'une nouvelle soirée, nous plongeant, une nouvelle fois, avec délice, dans l'ambiance sévillane.



Le lendemain matin, retour sur le bateau à Rota que nous pensons quitter le lendemain afin de poursuivre notre périple vers Gibraltar. Le temps en décidera autrement, bloqués sur place par une météo désastreuse (pluie et vent) qui nous fera patienter jusqu'au samedi suivant vers une nouvelle destination.





Le prix très précis du parking de la marina !

lundi 15 octobre 2012

VILAMOURA / VILA REAL DE SANTO ANTONIO (du 10 au 15 octobre)


Après une courte navigation sans problème, mais toujours sans vent, nous atterrissons à Vilamoura. Il s'agit d'une grande marina moderne où nous n'apercevons que quelques mâts au milieu de gros bateaux à moteur rutilants. 




Nous découvrons (avec joie !?!) notre emplacement juste face au ponton de départ des balades en mer sur bolides, émotions fortes garanties...



Notre première impression n'étant pas très favorable, nous allons faire un tour de la marina espérant découvrir des coins sympas. Mise à part des bars lounges et des restaurants qui vous facturent la sardine au prix de la sole, pas grand-chose. Nous rentrons, dépités, au bateau. Ayant payé deux nuits, nous prenons notre mal en patience et préparons notre départ pour Vila Real de Santo Antonio qui nous paraît beaucoup plus sympa.
Vendredi matin, nous partons, sans regret, en direction de notre dernière destination portugaise.



La marina se situe sur le fleuve Guadiana qui délimite la frontière Portugal/Espagne. En face, se situe la marina Ayamonte mais nous optons pour quelques jours supplémentaires au Portugal.
À notre arrivée, nous découvrons une petite marina choupinette avec une foule pas possible sur les quais. 

Yvanan au ponton (Euh... le plus petit des deux)



Ah, ici, au moins, il y a de l'ambiance et une délicieuse odeur de chorizo grillé nous accueille. Le marineiro qui nous aide à nous amarrer nous explique qu'il y a la foire annuelle de Vila Real jusqu’à dimanche. Chouette, on va pouvoir en profiter. Ni une ni deux, nous nous jetons dans la foule tout excités. La foire rassemble un grand nombre de stands où se vendent tous les objets imaginables, du tapis au barbecue (allons-nous trouver le nôtre ?) en passant par les ustensiles de cuisine et les parapluies (ce qui nous intriguent car il doit pleuvoir 5 jours par an ici ). 

Sur la place centrale, sont rassemblés tous les produits locaux et défilent devant nos yeux quantité de jambons, chorizos, fromages et j'en passe. Il y a foule et ça fait du bien de se retrouver dans une ambiance bon enfant. 


Bien sûr, nous ne résistons pas à la tentation de goûter les spécialités locales (ce qui me vaudra une journée avec l'estomac en vrac ayant largement abusé du chorizo… et bon, peut-être pas que du chorizo).  






La fête bat son plein jusque tard dans la nuit et nos soirées sont accompagnées de la musique de la fête foraine située juste à côté avec une animatrice de manège dont la voix stridente résonnera longtemps dans nos têtes après notre départ !

Évidemment, nous partons déambuler dans la ville qui est charmante, composée de petites ruelles bordées par de coquets immeubles.


Le café "Taska da vila", notre spot wifi

En revanche, nous n'avons pas l'impression d'être au Portugal car il n'y a que des espagnols. D'ailleurs, tout est écrit en espagnol et Martin qui s'adresse en portugais au serveur se voit répondre en espagnol.  Le lundi, la fête terminée, nous voyons tous les portugais réintégrer leur petite ville. Nous pensons comprendre que les habitants de Vila  Real  préfèrent fuir pendant la foire annuelle et ses centaines d'espagnols qui débarquent et ne réintègrent leur petite ville qu'une fois la tranquillité retrouvée.

Ce passage à Vila Real de Santo Antonio nous aura bien plu, avec, en prime, une ambiance particulière du fait de la foire annuelle et nous sommes bien heureux d'avoir fait une dernière étape dans ce pays qui nous est cher.

La vue par le hublot au petit déjeuner

Demain, ce sera direction l'Espagne avec comme première étape la marina de Mazagon. Bye, bye le Portugal et un grand merci à tous les portugais qui, par leur générosité, font de chacun nos séjours, des souvenirs qui nous réchauffent le cœur.