mardi 25 décembre 2012

Notre rencontre avec Curro


Sur un ponton, les rencontres sont fréquentes. Le plus souvent, c'est, surtout, l'occasion d'échanger son expérience avec les navigateurs, français ou étrangers, ce qui finit, la plupart du temps, par un verre sur l'un des bateaux (euh, aussi, un café de temps à autre, il ne faut pas croire...). Certains se contentent d'engager la conversation uniquement avec les autres navigateurs (voire seulement avec ceux ayant la même nationalité (!) ; Ok, la barrière de la langue n'est pas toujours facile à franchir mais c'est, justement, l'occasion d'apprendre quelques mots élémentaires d'une langue étrangère et, croyez-en mon expérience, quelques verres ont vite fait de vous désinhiber).

Pour notre part, si nous prenons plaisir à taper la discute avec les autres navigateurs, nous sommes, également, désireux d'engager la conversation avec les gens du coin, et découvrir, ainsi,  la vie de ceux que nous croisons. C'est, aussi, cela le but de notre voyage.

C'est ce qui nous permit de faire une belle rencontre : celle de Curro.


Un vendredi, en fin de journée, tandis que nous rentrons  des courses, Curro nous interpelle. Cela faisait plusieurs jours que nous échangions de grands bonjours (Curro, en plus d'être pêcheur, s'occupe de plusieurs bateaux dans le port dont celui à coté duquel nous nous trouvons) mais nous n'avions pas, encore, eu l'occasion d'engager une conversation. Il nous demande si nous aimons le thon. Ah, oui, on aime ça mais, pour nous, le thon se résume plus à une boîte de conserve qu'à du poisson frais, peu désireux de contribuer à la décimation de l'espèce engendrée par la pêche excessive (car sur nos étals, le thon est, le plus souvent, le produit d'une pêche mal contrôlée).  Ni une ni deux, nous voilà conviés à la dégustation d'un thon que Curro vient de pêcher. Quelques minutes plus tard, nous nous  retrouvons sur un bateau, "Yasmina III", entourés  de quelques-uns de ses copains et une délicieuse odeur nous titille les narines. Le thon est cuit à la plancha, à la perfection, et nous le dégustons sur un morceau de pain, en nous léchant les doigts. Il est ultra frais et la chair, à la saveur incomparable, fond dans la bouche. Nous dévorons et, entre deux bouchées, faisons connaissance avec Curro, José et Paquillo. Ils sont tous du coin et se connaissent depuis plusieurs années.  Nous nous sentons tout de suite très à l'aise grâce à leur accueil et très touchés qu'ils partagent leur trésor avec nous (le thon se vend très cher et c'est d'autant de manque à gagner pour eux). C'est, aussi, ce soir-là, que mon étude des vins espagnols débute : Rioja, Crianza, Sangre de Toro..... Bien sûr, pour faciliter mon apprentissage de l'Andalou (cf supra).


Aucun ne parlant anglais ou français, on se lance en espagnol (enfin, surtout Martin qui, vous l'aurez compris, est beaucoup plus doué que moi en linguistique), enfin, non, pas en castillan mais en "ANDALOU". Quelle est la différence me direz-vous ? Eh bien, vous ne prononcez plus les "s"et vous n'articulez plus trop et vous mangez la moitié des mots ! Aux oubliettes les cours du collège ! Voici une petite vidéo de démonstration :


Nous ne nous doutons pas encore que cette soirée sera la première d'une longue série qui transformera cette rencontre en une belle amitié. Parce que des soirées et des papotages autour d'un verre, il y en aura beaucoup avant notre départ en France !




Peu à peu, nous découvrons, à travers Curro, la vie d'un pêcheur, ici, à la Caleta de Vêlez. Partant à 22H00 ou minuit pour pêcher, pratiquement par tout temps (sauf quand le vent forcit tellement que la pêche en devient impraticable),  été comme hiver,  le pêcheur ne rentre pas tranquillement chez lui après avoir passé de nombreuses heures en mer une fois le bateau rentré au port. Il lui faut, encore, décharger les lourdes caisses contenant poissons et crustacés triés lors du retour à terre pour les vendre à la lonja (la criée). Ce n'est qu'alors qu'un peu de repos peut être pris avant de retourner, dans la journée, réparer les filets de pêche et repartir, le soir même, pour une nouvelle nuit en mer. Et cela, cinq jours sur sept, pour un salaire mensuel, au mieux, de 600 euros. Pas une seule fois, Curro ne se plaindra de ses conditions de travail, à peine évoquera-t-il, parfois, une vie "un peu difficile".
Pour ma part, il m'est, souvent, arrivé de songer à ces pêcheurs partant en mer à la nuit tombée lorsque, entendant les moteurs des bateaux ronronner au loin, je me renquillais sous ma couette bien confortable tandis que j'entendais le vent siffler à travers les haubans.

Curro, sa passion, c'est la mer dont il connaît le moindre mouvement (et pour cause, il a commencé à travailler à l'âge de 9 ans). Il ne vit que pour et par elle et, dès qu'il met pied à terre, c'est pour mieux préparer sa prochaine sortie. Nous passons de longues heures à l'écouter nous raconter de fameuses parties de pêche (comme ce jour où un thon de 300 kg les promena pendant plus de trois heures avant de se laisser prendre).


Un soir, Curro nous propose de nous emmener à la criée pour voir comment se déroulent les ventes entre pêcheurs et professionnels (restaurateurs, commerçants...). Privilège s'il en est, car les particuliers ne sont pas autorisés à pénétrer dans ces lieux. D'ailleurs, nous serons vite repérés et tenterons de nous faire tous petits pour ne pas gêner tous ceux qui travaillent.  La vente se réalise par des enchères qui se font à la baisse et d'une rapidité surprenante. Hélas, le système reste un peu obscur pour nous et nous avons du mal à comprendre tous les mécanismes de la vente mais cela demeure vraiment intéressant. Nous écarquillons les yeux et voyons défiler devant nous une quantité énorme de poissons d'une diversité incroyable (et encore, il ne s'agit que d'un petit port !). Je ne cesse de demander à Curro les noms des poissons qui défilent sous nos yeux. C'est la grande effervescence, tout le monde frétille tant hommes que poissons et les affaires se concluent rapidement. Les prix nous paraissent dérisoires quand on pense aux prix affichés sur les cartes des restaurants ou dans les poissonneries. Ce fut une soirée riche d'enseignements et, véritablement, passionnante.


Au-delà de sa vie de pêcheur, nous apprenons à connaître le personnage. Toujours serviable et disponible, jamais nous ne l'entendrons dire du mal de quelqu'un. Tout au plus, se contente-t-il de qualifier de "regular" les personnes au demeurant fort peu sympathiques.

La vie ne l'ayant pas épargné, il possède un sens aigu du monde qui l'entoure. Curro n'a rien d'un gentil garçon au sens condescendant du terme, c'est quelqu'un de sensible et d'empathique qui sait s'entourer de véritables amis. C'est ainsi que nous ferons connaissance avec José et Pépé que nous saluons à travers ces lignes et avec qui nous passerons de sacrés bons moments également.



Grâce à lui et à ceux que nous avons connus de par son intermédiaire, nous repartons de Caleta riches de moments émouvants, de souvenirs de franche rigolade, de souvenirs gastronomiques savoureux (Ah, la tortilla española et l'aïoli de Sylvia, le callo de Rafaël (plat typiquement andalou à base de tripes, ce que nous découvrirons qu'au moment où il nous déposera les assiettes devant le nez), les salmonetes (rougets) et les calamares grillés à la plancha, les gâteaux de Salvador...



Je ne suis, probablement, pas assez douée pour parvenir à transmettre au travers des mots, tous les sentiments ressentis quand nous étions à ses côtés. Mais ce que je sais, c'est que pour nous, il y aura un avant Curro et un après Curro et qu'il restera une rencontre importante de notre périple.

Si tu lis, un jour, ces quelques lignes, Curro, nous voulions te dire merci, que ton amitié nous est précieuse et que nous reviendrons, un jour, à Caleta pour te saluer.


Nous saluons, aussi, José, Sylvia et leurs enfants, Pépé, Salvador, Jésus, Francis, Antonio, toute l'équipe du Camarote... et tout ceux que nous avons croisés et qui nous ont permis de partager un petit moment de leur vie.

jeudi 20 décembre 2012

LA CALETA DE VÉLEZ (1ère partie) du 14 novembre au 20 décembre 2012


Nous avons prévu une petite navigation de quelques milles jusqu'à Marina del Este. Un vent faible et un courant contraire nous font nous traîner et, malgré le moteur, Yvanan peine à atteindre les 4 nœuds. Nous hésitons à poursuivre jusqu'à la destination prévue d'autant plus que la pluie commence à s'inviter. Je file dans le carré pour regarder s'il n'y a pas un point de chute plus proche et, bingo, el puerto de La Caleta de Vélez nous tend les bras.



Changement de cap et nous arrivons dans un petit port de pêche comprenant également un port de plaisance. Nous appontons et filons à la capitainerie tout en repérant le meilleur endroit pour garer Yvanan.  Nous sommes accueillis, tout sourire, par un marinero qui nous conseille pour la meilleure place et nous aide à nous amarrer. La pluie s'en est allée et un soleil éclatant a fait son apparition.






La marina nous apparaît tout de suite sympathique et nous repérons bien vite le café du coin "El Camarote". Pour fêter notre arrivée, nous décidons de déjeuner sur place. Les rayons du soleil viennent doucement nous réchauffer tandis que nous découvrons, de la terrasse du café, la vie nonchalante s'organisant autour du port. Le serveur nous apporte des rougets parfaitement grillés accompagnés de petits légumes arrosés d'une sauce persillée à se damner. C'est un régal. Décidément,  cet endroit a tout pour nous plaire.



Après le déjeuner, nous partons faire le tour de la petite ville. Nous sommes loin des stations balnéaires impersonnelles que nous avons pu croiser le long de la Costa del sol. Il s'agit bien d'une vraie ville avec ses petits commerces, ses cafés, ses moyens de transport... parfois atypiques.


Finalement, le hasard faisant bien les choses et puisque le courant nous a poussés jusqu'ici, pourquoi ne pas y rester quelques jours ? Notre petite vie s'organise bien vite sur place et nous nous sentons tout de suite à l'aise à Caleta. La marina est bien protégée et c'est très calme. Tout le monde est accueillant et nous prenons nos petites habitudes chez les commerçants. Je m'inscris même à la bibliothèque (plus pour pouvoir louer les DVD que pour les livres vu mon niveau d'espagnol !).

Au bout de quelques jours, nous contactons nos amis pour qu'ils nous rejoignent sur place. Cela fait plusieurs semaines que nous tentons de nous rejoindre mais cela nécessite une certaine organisation : il faut combiner leurs emplois du temps et nos déplacements avec Yvanan toujours tributaires de la météo, trouver un aéroport assez proche et une marina sympa tant qu'à faire . Autant d'éléments qui expliquent que cela fait presque deux mois que nous tentons de nous voir. Caleta de Vélez nous semble l'endroit idéal, l'aéroport de Malaga se situant à une quarantaine de kilomètres et étant  très bien desservi. Ni une ni deux, en deux jours, tout est organisé et nous trépignons de joie à l'idée de les recevoir sur le bateau. La semaine qui suit s'organise autour de leur arrivée et nous en profitons pour nettoyer le bateau de fond en comble, faire un gros avitaillement, louer une voiture (une semaine pour 75 euros, qui dit mieux ?), et repérer les alentours pour faire des ballades sympas. Le jour même, je ne tiens plus en place tandis que Martin prépare le panneau d'accueil pour les copains.



À l'aéroport, nous nous tordons le coup à travers le sas d'arrivée quand nous les apercevons enfin ! Nous tombons dans les bras les uns des autres et je suis toute émue de les retrouver. Que cela fait du bien de les voir. Nous  fêtons dignement leur arrivée (papotages jusque tard dans la nuit accompagnés de champagne et tapas).



 Le lendemain, le soleil est au rendez-vous et, après une balade sur la plage, nous décidons d'aller déguster une paella au Camarote qui, en plus, ce jour-là, reçoit un groupe de musiciens pas mal du tout. La musique bat son plein, l'ambiance est survoltée et nous savourons  pleinement d'être tous les quatre ensemble. 





Nous profitons de la presence de Fred pour hisser Martin au mât et réparer le feu de hune. Sandra s'offre, egalement, une petite balade dans les hauteurs. La journée passe à une vitesse incroyable.


 Dimanche, nous prévoyons une sortie en mer, la journée est très belle et Fred et Sandra n'ont pas encore eu l'occasion de naviguer sur Yvanan. Ça fait du bien de reprendre quelques heures la mer. Fred s'éclate et nous hissons les voiles plus pour le fun car le vent n'est pas vraiment de la partie. Sandra, quant à elle,  commence à afficher une petite mine, signe annonciateur du redoutable mal de mer. Au bout de quatre heures, nous décidons de retourner au port afin que tout le monde puisse profiter de la journée. 



À peine avons-nous mis pied à terre que les garçons sortent l'annexe pour aller faire un petit tour du côté de Torre del Mar. Nous les rejoignons à pied sur la plage. Il fait très beau et chaud tant et si bien que nous avons du mal à réaliser que nous sommes fin novembre. Retour en annexe pour les filles.







Pour notre dernier jour tous les quatre, nous optons pour la découverte des montagnes et des villages blancs (ainsi nommés en raison de la couleur de leurs maisons) qui s'y nichent. Les paysages sont superbes, encore bien verdoyants pour l'époque et les villages surnommés les balcons de l'Andalousie, offre des vues époustouflantes sur la sierra.  Comares est l'un de ces villages caractéristiques, d'origine arabe. C'est une commune perchée sur une falaise surplombant la région de la Axarquía, à 735 mètres d'altitude. Étant  hors saison, nous avons la chance de déambuler seuls dans les ruelles étroites et sinueuses, admirant les maisons blanches aux fenêtres grillagées, découvrant ça et là, les vestiges des anciennes constructions arabes. Mais il nous faut retourner au bateau car les copains doivent, déjà, repartir.





Et puis vient le moment des aux revoirs, toujours un peu difficile.  Merci les cop's pour ces quelques jours  passés ensemble, de merveilleux souvenirs et de nouveaux fous-rires à inscrire dans l'album de notre amitié.


À notre retour, nous trouvons Yvanan bien silencieuse sans les copains (même le temps s'y met, il pleut). Comme nous avons la voiture encore trois jours, nous décidons d'en profiter pour partir visiter la Sierra Nevada et le désert de Tabernas. Nous partons de bon matin (traduire midi selon l'horaire espagnol) sous un soleil éclatant. Nous sillonnons les petites routes de montagne en traversant Lanjaron, Orgiva, Cadiar... Les petits villages se succèdent mais, hors saison, tout est pratiquement fermé, ce qui ne nous empêche pas de profiter pleinement des superbes paysages et d'apercevoir les cimes qui commencent à être recouvertes de neige. Sans but précis, nous décidons de redescendre sur Almeria, en bord de mer pour y passer la nuit.En arrivant, s'étend devant nous un véritable océan de serres où sont produits les fruits et légumes que l'on retrouve sur nos étals. Il y en a des milliers et c'est impressionnant.



Arrivés à Almeria, nous nous mettons en quête d'un hôtel. Plus facile à dire qu'à faire !  Après de nombreux détours dans les petites rues de la ville (bravo Martin pour la conduite), nous dénichons la perle rare : un très bel hôtel assez intimiste, situé sur la place de la cathédrale au rapport qualité-prix imbattable :

Hôtel 4 * pour 61 euros !!!
Le lendemain matin, après avoir pris des forces (comprendre se goinfrer au petit déjeuner), nous repoussons notre départ pour le désert de Tabernas et partons visiter l'Alcazaba, citadelle défensive, d'origine arabe, construite en 995. À la fois utilisée comme abri pour la population en cas de siège, elle fut, également, le lieu de résidence des gouverneurs et de leurs soldats.  Les points de vues sur la ville sont superbes de là-haut et les jardins parsemés de canaux bien agréables. Almeria s'est révélée une étape bien sympathique.




 Nous poursuivons, comme prévu, en direction du désert de Tabernas, l'unique désert d'Europe, surnommé "Texas Hollywood" car il abrite des studios de cinéma. En effet, Sergio Leone a découvert ce paysage dans les années 60 et de nombreux westerns ont été tournés  ici tels que  "le bon, la brute et le truand" (1966), "les sept mercenaires" (1966) ou encore, " il était une fois dans l'ouest" (1968) pour les plus connus. Eh oui, les décors que l'on peut admirer dans de nombreux films du far-west ne sont pas ceux de l'ouest américain comme on pourrait le penser. Les studios existent toujours et peuvent se visiter. De loin, nous pouvons apercevoir la rue principale bordée de vieilles cabanes en bois, d'un saloon... En arrivant à l'entrée des studios, nous sommes un peu désappointés devant le prix d'entrée qui s'élève à 16€ par personne comprenant la visite des studios (c'est-à-dire la rue principale) et un spectacle de 20 mn de cascadeurs simulant une bagarre. Nous hésitons face au prix d'autant plus que les commentaires sur trip advisor ne sont pas des plus concluants. Finalement, nous rebroussons chemin, et finissons par nous balader parmi les paysages désertiques de Tabernas. Plusieurs randonnées peuvent, probablement, être pratiqués pour mieux apprécier le lieu mais dans le village même de Tabernas ou nous pensions nous renseigner, nous ne dénichons même pas une carte détaillée. L'idée de nous embarquer, au hasard, dans le désert, ne nous enchante guère et nous nous contentons de longer ce dernier, un peu déçus tout de même. Bon, ben, tant pis, on aura quand même vu le seul désert d'Europe !





À notre retour sur Caleta, nous apprenons qu'il va nous falloir retourner en France pour régler certaines affaires fin décembre. Du coup, soit nous poursuivons notre remontée de la côté espagnole soit nous hivernons ici dans l'attente de notre voyage en France. Après avoir pesé le pour et le contre, nous optons pour l'hivernage à Caleta. D'abord, l'aéroport de Malaga se trouve à proximité, avec de nombreux vols low cost nous laissant une grande flexibilité, puis, surtout, nous savons qu'Yvanan sera en sécurité dans cette marina.

Dans l'attente du départ, nous vivons tranquillement à bord, les journées se succédant à une vitesse folle pourtant, il faut reconnaître que nous ne faisons pas grand-chose. Nous en profitons, pour aller visiter Malaga, principale ville du littoral mediterranéen de l'Andalousie,  qui, de prime abord, ne nous enthousiasmait pas plus que cela alors qu'au final,  la ville se révèle très agréable et dynamique. 

Départ pour Malaga
Arrivée à Malaga


Goûter version Muriel (salé) & Martin (sucré)

Nous y retournerons, même, une seconde fois, en soirée pour apprécier les superbes décorations de Noël.



Notre attente à Caleta nous permet, surtout, de faire connaissance avec les gens du coin et,  plus particulièrement, avec Curro, "le personnage du port de Caleta" qui restera, nous en sommes persuadés, une des rencontres importantes de notre voyage. Mais cette rencontre, nous vous la raconterons dans la seconde partie de cet article consacré à Caleta de Vélez.